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Les ateliers de la Grappe - Jean-Jacques Guéant

Historique et orientations éditoriales

La Grappe est éditée par une association loi 1901 Les Ateliers de La Grappe fondée en octobre 1992 dont les statuts précisent qu’elle a pour but : l’édition de la revue LA GRAPPE et la promotion de la création contemporaine sous toutes ses formes (art. 2).
L’association est laïque, c'est-à-dire respectueuse des convictions personnelles, et s’interdit toute attache avec un parti, un mouvement politique ou une confession (art.4). Jean-Jacques Guéant en est aujourd’hui le Président.

La Grappe doit sa naissance à Théophile Tamayo et de son épouse Danièle. Les circonstances précises des prémisses sont aujourd’hui mal connues, mais sous l’impulsion de Théophile une petite équipe se met au travail et lance les premiers numéros dès 1979. La personnalité de Théophile, chroniqueur à Radio Libertaire avec « La chronique de l’Ozone », oriente très naturellement la revue d’expression poétique à ses débuts. Il s’agira d’une revue ouverte sur l’actualité et le monde, anti-cénacle - comme le rappelle régulièrement « Théo », pour les proches - et sans ligne éditoriale particulière. Comme la revue est née entre les murs de la MJC de la commune du Mée-sur-Seine, dirigée par Danièle Tamayo, elle est à priori accueillante à toutes les expressions populaires du quartier où elle se trouve, et notamment à deux pas d’un quartier en plein développement, promis à devenir « sensible » : le quartier des Courtilleraies est en effet une Zone Urbaine Sensible (ZUS) depuis 1998.

En 1992 le départ de Théophile et Danièle Tamayo pour la province oblige l’équipe rédactionnelle à se renouveler et à se détacher de la MJC.
En 1999 la revue se présente comme une « Revue littéraire », puis comme « Littéraire et poétique » en 2004 à l’instar de la revue mensuelle belge « Le Mensuel littéraire et poétique » basée à Bruxelles et qui chronique à l’occasion des articles de La Grappe .
Mais la revue continue de proposer des textes de poésie ou de fiction, des essais et des illustrations. Quels auteurs ? Quels critères ? Aucun critère d'ordre géographique ni thématique mais des auteurs vivants qui s'inscrivent dans la contemporanéité de notre époque.
Certains numéros spéciaux de La Grappe viennent souligner l’importance d’auteurs parfois peu ou mal connus comme O. Milosz, S. Mallarmé, R. Daumal ; des auteurs contemporains : A. Duprat, ou des numéraux qui abordent un thème lié ou non à un événement : « Où sont les femmes ? », « Tous en Seine », « Livres d’artiste », « Spécial sculpture », « Fontainebleau Forêts - Voix de traverse »... ou bien un dossier : « Erreurs médicales », « Poèmes Bengalis » « 69 »…
Plus des trois quarts des 60 pages d'un numéro sont des textes de création, le petit quart restant se partageant entre la recension de revues littéraires et poétiques et de livres de la petite édition.
L'animation de la revue est assurée par cinq personnes qui s'occupent de la direction, de la publication et de la distribution et participent à son contenu par leurs textes (édito, chroniques, textes) et / ou leurs dessins.

Mode de diffusion

La Grappe compte trois numéros par an, tirés à 100 exemplaires (sauf numéros spéciaux) et diffusée par abonnement et lors d’événements culturels que la revue provoque ou bien auxquels elle participe : Foire du livre de Melun, lectures/expositions avec bibliothèques, forums…

Auteurs publiés

  • Auteurs du 77 : D. Abel, T. Baudin, B. Daillant, C. Dehêtre, J.L. Dufour, A. Duprat, J.C. Faucheux, A. Gavalda, J.J. Guéant, C. Millet, B. Loyer, E. Saussey
  • ( Auteurs disparus : T. Tamayo, D.Vanet) ;
  • Auteurs franciliens ou provinciaux : A.L. Aliamet, D. Boulogne, T. Branthome, J. Brossard, J.L. Coudray, P. Cros, P. Dhainaut, O. Domerg, A. Helissen, J. Lanselme, R. Nadaus, P. Nollet, M. Olivier, G. Paris, P. Pietri, C. Pennequin, M.P. Renaud, J.P. Verhegghen, E. Von Neff ;
  • Auteurs étrangers : M. Forrest (peintre belge), F. Brugnaro (poète italien), A. Kveld-Jaks, W. Lambersy (poète belge) ;
  • Dessins de : Kalus, D. Laronde, E. Cretier, P. Sternis, A Balandine, C. Pennequin, Jaume-Boyer, C. Millet, E. Gerbaud, P. Perret.

Extrait

J’ai le désir, et je sens le besoin pour vivre, d’une autre société que celle qui m’entoure. Comme la grande majorité des hommes, je peux vivre dans celle-ci et m’en accommoder - en tout cas j’y vis. Aussi critiquement que j’essaie de me regarder, ni ma capacité d’adaptation, ni mon assimilation de la réalité ne me semblent inférieures à la moyenne sociologique. Je ne demande pas l’immortalité, l’ubiquité, l’omniscience. Je ne demande pas que la société « me donne le bonheur » ; je sais que ce n’est pas là une ration qui pourrait être distribuée à la mairie ou au Conseil ouvrier du quartier, et que, si la chose existe, il n’y a que moi qui puisse me la faire, sur mes mesures, comme cela m’est arrivé et comme cela m’arrivera sans doute encore. Mais dans la vie, telle qu’elle est faite à moi et aux autres, je me heurte à une foule de choses inadmissibles, je dis qu’elles ne sont pas fatales et qu’elles relèvent de l’organisation de la société.

C. Castoriadis , quatrième de couverture du N°48, printemps 1998

coordonnées

47, allée Jean-Jacques Rousseau
77350 Le Mée-sur-Seine

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