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Acteurs culturels

Quels types de projets

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Il n’y a pas de projets types. Quel que soit l’auteur sollicité, celui-ci aura sa personnalité, sa sensibilité, son savoir faire.
D’où l’intérêt de penser et de construire le projet avec l'auteur , en particulier s’il s’agit d’un projet ambitieux. Même une simple rencontre en bibliothèque se prépare. Un public qui a lu les oeuvres de l’auteur invité posera des questions plus pertinentes et le débat s’en trouvera enrichi. Il est donc important de proposer ses livres à la lecture en amont de la rencontre , et de faire des efforts de communication en constituant, par exemple, un dossier de presse destiné aussi bien aux lecteurs qu’au bulletin municipal, presse locale, affiches, etc.

La plus simple action impliquant un auteur consiste à le faire venir à l’occasion d’un salon du livre . S’il s’agit juste pour lui de se prêter à une séance de dédicaces, on ne peut pas vraiment parler de collaboration, mais plutôt d’une opération de promotion réciproque : le succès de l’un garantissant en principe celui de l’autre. Les contacts sont en général pris longtemps à l’avance et les modalités s’alignent souvent sur celles préconisées par la Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse (cf. paragraphe Adresses).

Inviter un auteur pour une rencontre en bibliothèque ou dans un autre lieu de débat nécessite une véritable préparation. Il convient de s’y prendre à l’avance :

  • acquisition et mise en évidence des ouvrages dans la bibliothèque,
  • rencontres préalables entre lecteurs pour discuter des livres,
  • communication par voies diverses sur une géographie élargie,
  • sensibilisation des scolaires s’il s’agit d’un auteur pouvant les intéresser,
  • information à l’adresse des associations concernées par le livre (Amis des bibliothèques, cercles littéraires, clubs de poésie, etc.),
  • implication d’un libraire en amont pour la communication, mais également le jour de la rencontre pour une vente dédicace.

Un comédien peut être également sollicité pour lire des extraits de textes si l’auteur ne souhaite pas lire lui-même.

Enfin, dernier point, ce type d’action, comme beaucoup d’autres, trouve son public et sa forme dans la durée.
En faire un rendez-vous régulier dans une programmation culturelle, c’est l’inscrire dans les habitudes de sortie et récolter les fruits d’un bouche-à-oreille souvent plus efficace que tous les modes de communication.

La venue d’un auteur dans une classe se prépare pareillement. D’abord, très en amont, en définissant les objectifs de cette visite.
Ensuite en instaurant un travail de partenariat avec l’enseignant. Enfin en faisant lire un ou plusieurs livres de l’auteur, voire en étudiant plus en détail l’un d’eux. Cela semble aller de soi, pourtant les contre-exemples sont légion.
Il peut s'agir d’une rencontre ponctuelle, mais aussi d'un cycle de deux ou trois tel qu'en propose le programme « L’Ami littéraire » piloté par la Maison des Ecrivains (cf. § Adresses)

Les projets de plus grande envergure ou de plus longue durée - atelier d’écriture, résidence, interventions régulières - doivent s’élaborer en concertation avec l’auteur tant pour ce qui concerne la définition du contenu intellectuel de l’action envisagée, que pour ce qui est de l’établissement du budget prévisionnel. Ficeler par avance un projet, aussi intéressant soit-il, et le proposer ensuite unilatéralement à un auteur, est voué à l'échec .
De même en est-il si l'on accueille un auteur sur la seule réputation d'un nom sans avoir vérifié que son projet, ses orientations, ses manières de faire, correspondent aux objectifs que l'on s'est donné et au public que l'on veut intéresser.
Cela est vrai pour un atelier d'écriture, chaque auteur ayant des manières de faire, des facilités avec tel ou tel public (jeunes, adultes, personnes en difficultés, etc) ; cela l’est d’autant plus dans le cadre d’une résidence.

Il n'y a pas deux ateliers d'écriture qui se ressemblent. Il est fonction de la personnalité de l'auteur, sa sensibilité, sa manière de faire, mais aussi de ce que sont les participants. S’il est clair que dans chacun on compose avec les mots, les registres et les finalités de l’écriture divergent grandement d’un atelier à l’autre. Avant de mettre en place un atelier d’écriture, il est indispensable de réfléchir à chacun de ces facteurs.
D’autant qu’ils conditionnent entre autres le nombre de séances nécessaires et, par conséquent, le budget à prévoir.

Pour ce qui est des résidences , on peut s'en tenir à ce qu'en disent Geneviève Charpentier et Jean Guiloineau dans l’introduction à leur « Guide des aides aux écrivains » (cf. Références). S’il n’y a pas de résidence type – chacune s’élaborant en fonction de critères et d’objectifs différents – l’appellation même de « résidence » implique que l’auteur réside effectivement dans la ville ou la région d’accueil pour une durée allant généralement de un à douze mois.
Les projets de résidence sont par ailleurs sous-tendus par la volonté d’aider matériellement un auteur en l’accueillant dans de bonnes conditions.
Ainsi les résidences mises en place par le Conseil général de Seine-et-Marne en partenariat avec la DRAC et la Région Îlede- France, prévoient que l'auteur pourra consacrer 70% de son temps de séjour à son propre travail de création.
Le reste du temps est consacré à un projet d’action culturelle mis en place avec l’auteur.
Il peut comprendre ateliers d’écriture, lectures, rencontres avec différents publics, cartes blanches données par l’auteur à d’autres artistes, etc.