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Poésie et théâtre au collège

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  • 13-11-2017
  • A Voix vives

Un dispositif pour sensibiliser à la poésie et au théâtre contemporain, quatre auteurs accueillis par les collégiens en 2018.

Les A Voix vives sont des lectures-rencontres, des rendez-vous avec des textes littéraires d’aujourd’hui. Le théâtre et la poésie sont le cœur de cette expérience pédagogique : ils permettent d’aborder l’écriture contemporaine ainsi que de sensibiliser les jeunes à la lecture en abordant des sujets qui les questionnent directement.

Les A Voix vives sont des occasions intenses et conviviales de découverte littéraire : ouvertes en priorité aux jeunes des collèges dans le cadre d’un travail en amont avec professeurs et documentalistes d’un même établissement. Les collaborations avec les bibliothèques de proximité sont les bienvenues.

Les auteurs choisis pour cette année sont Philippe Gauthier et Dominique Richard pour le théâtre et Laurence Vielle et Patricia Castex-Menier pour la poésie.

En 2018, une nouvelle aventure "A Voix Vives bilingue" avec le poète Antonio Carlos Cortez. C’est une A Voix vives expérimentale : entrer en poésie comme en langue étrangère, entendre résonner les sons dans sa langue et dans la langue de l’autre.

A Voix vives 2018 : c’est parti !

Les journées de formation avec la compagnie Bouche Bée sont programmées les 5 et 19 décembre : elles vont permettre aux participants de découvrir les auteurs choisis pour cette année à travers des parcours de découvertes ludiques et créatifs. A la fin de ces journées, les professeurs des collèges dotés vont repartir avec des sacs de livres offerts par le Département pour sensibiliser leurs élèves à la poésie et au théâtre.

Cinq auteurs ont été sélectionnés cette année. En février et mars, les collégiens assisteront à une lecture par les comédiens de Bouche Bée. Ils plongeront ensuite dans les livres pour préparer la rencontre avec leur auteur invité.

Côté théâtre

Philippe Gauthier


Philippe Gauthier

« Né en 1977 à côté de Lyon, j'abandonne rapidement le système scolaire "classique" pour apprendre un métier, la sylviculture pendant un an puis la coiffure. Parallèlement à ces formations, ou un peu avant, je commence à m'intéresser aux arts. La musique, en pratiquant la guitare, et le dessin. Pour ces deux disciplines j'avance seul, en autodidacte. L'idée de vivre des arts plastiques me traverse l'esprit, mais un dossier scolaire plutôt mauvais stoppe mes ambitions. Alors je coiffe...

Ma rencontre avec le théâtre ne se fait que plus tard. Hasard de rencontres. D'abord spectateur, je (re)découvre ce moyen d'expression, ce langage. Surpris même d'y trouver quelque intérêt - les pièces, vues jusque-là, ne m'ayant pas... transcendé. Le hasard des rencontres, encore, m'amène alors à découvrir l'autre côté de ce miroir. Pour la première fois de ma vie je me retrouve à travailler un texte, puis à le présenter sur scène, devant un public. Un électrochoc. C'est ça ! A partir de là, et pour faire court, j'arrête la coiffure et, monté sur Paris, je m'inscris dans une école privée de théâtre. Commence alors pour moi, comme pour beaucoup d'autres, l'apprentissage du métier de comédien.

Je n'irai pas jusqu'au bout de cette formation. Après trois semestres j'arrête. Me suis planté. Pas pour moi. Pourtant, l'envie de raconter des histoires est là. Certainement du fait d'avoir lu et travaillé plusieurs textes, contemporains ou classiques, je me tourne vers l'écriture. Théâtrale, ça va de soit. »

Dominique Richard


Dominique Richard

Après des études de philosophie, Dominique Richard (Fontenay-aux-Roses, 1965) reçoit une formation de comédien à l’école du Théâtre national de Strasbourg, puis il joue au théâtre et met en scène plusieurs textes. En 1998, il écrit et crée sa première pièce, pour enfants, Arakis et Narcisse, qui est publiée en 2002 dans la collection « Théâtrales Jeunesse » sous le titre Le Journal de Grosse Patate. Celle-ci est sélectionnée en 2004, 2007 et 2013 par l’Éducation nationale comme œuvre de référence pour le cycle 3 du primaire et inaugure un cycle d’écriture, « La Saga de Grosse Patate », qui met en scène les camarades de la petite fille ronde et douce : Les Saisons de Rosemarie (2004, sélectionnée en 2013 par l’Éducation nationale comme œuvre de référence pour les collégiens), Les Ombres de Rémi (2005), Hubert au miroir (2008, sélectionnée en 2013 par l’Éducation nationale comme œuvre de référence pour les collégiens), Les Cahiers de Rémi (2012) et Les Discours de Rosemarie (2016).

Dominique Richard est aujourd’hui l’auteur d’une douzaine de pièces, la plupart pour jeunes publics. Elles abordent souvent la fantaisie et les mondes intérieurs de l’enfance et évoquent la difficulté de grandir. Il s’engage régulièrement dans des projets d’animation autour de l’écriture, en direction de publics jeunes ou en difficulté. Depuis 2010, il est artiste associé du Collectif Râ, Théâtre en Chemin (Joué-lès-Tours), au sein duquel il met en scène ses textes et d’autres auteurs jeunesse.

Dominique Richard vient d’être lauréat du Grands Prix de littérature dramatique et de Littérature dramatique Jeunesse 2017.

Côté poésie

Laurence Vielle


Laurence Vielle

Elle écrit-dit ; pour elle, la poésie est oralité. Elle aime dire les mots, les faire sonner, les scander les rythmer.

Claude Guerre dit à son sujet : « Laurence Vielle ne manque pas de souffle. Elle court dans les trains, elle marche sur la terre. Elle cavale les mots, elle fréquente assidûment. Elle écrit par vivre. Elle vit par écrire. Elle vit tout court, naturellement. Mais tout aussi naturellement, elle écrit court aussi. Elle n’écrit pas finalement. Elle ne cherche pas à écrire, comme disait l’autre : elle trouve. Elle est là avec sa chronique à la main - bouche : dire, oraliser, chanter, remuer les nerfs et les ventres, emplir les esprits et les âmes, pénétrer et ravir, transformer, illuminer. C’est une philosophe de la rue. La poésie qui refuse d’être un quelconque décor embellissement du monde affreux. La poésie qui pense le monde en s’amusant de lui. La poésie qui ne s’évacue pas dans la tour d’ivoire. La poésie qui travaille d’arrache-pied sa texture vocale, sa densité de communication, sa vaillance devant les salles d’yeux et d’oreilles attentives. »

Elle se définit comme une glaneuse de mots, les mots des autres et les siens. Parmi les différents prix qui ont récompensé son travail d’écriture et de diseuse, elle a reçu en 2016 le prix Scam de la consécration littéraire, et le Grand Prix International du Disque et du DVD, catégorie Parole enregistrée, de l’Académie Charles Cros pour son livre-CD « Ouf », paru aux éditions maelstrÖm en 2015. Elle écrit pour la scène, pour la radio, toujours pour l’oreille. .

Patricia Castex Menier


Patricia Castex-Menier

Née à Paris en 1956, où elle réside et enseigne toujours. Entre vie familiale et professionnelle, un itinéraire d'écriture volé au temps. Le poème, aux racines toujours concrètes et quotidiennes, tente d'établir le lien avec ce que nous dit le monde, et la résonance en écho des expériences communes. L'édition, au fil des années, est aussi un cheminement, affaire exigeante de rencontre et d'amitié, étapes d'un second travail de rigueur à partager.

Antonio Carlos Cortez


Antonio Carlos Cortez

António Carlos Cortez est né à Lisbonne en 1976. Poète, essayiste et critique littéraire (collaborateur permanent du Journal des Lettres et magazines spécialisés, comme le Colóquio-Letras, de la Fondation Calouste Gulbenkian, et le Lightning, de la Fondation Luís Miguel Nava, entre autres publications), est professeur de littérature portugaise et le portugais au Collège moderne de Lisbonne. Il est membre du conseil d'administration du Club PEN portugais, consultant pour le Plan National de Lecture, conseiller pour la lecture du Club UNESCO, doctorat de la Faculté des Lettres de l'Université de Lisbonne et chercheur de CLEPUL en Littérature Moderne et Contemporaine par la même institution. Il a publié son premier recueil de poésie en 1999 et a reçu en 2011 le Prix de la Société portugaise des auteurs du meilleur livre de poésie de 2010 avec After December (maison d'édition Licorne). Le livre Cobras Cobras Chacais a été publié au Brésil (Jaguatirica) et au Portugal (Gato-Bravo) en 2017. Il a été finaliste pour les Currents d'Escrituras - Festival littéraire Casino da Póvoa 2017.