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Jean-Paul Honoré à la Bibliothèque

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  • 24-03-2016
  • Résidence 2016

Les invités de Jean-Paul Honoré

Des rencontres qui font écrire :

Tintin


L’auteur Jean-Paul Honoré, en résidence de novembre à juin 2016 au collège Jean Vilar, à Vert-Saint-Denis, a composé un programme de rencontres toutes les plus stimulantes les unes que les autres. Jacques Jouet, Frédéric Forte et Edouardo Berti ont été les trois visiteurs oulipiens du vendredi soir. Ils se sont tous les trois pliés au même savoureux rituel : temps de présentation de leurs parcours d’écrivain puis mise en place d’un atelier d’écriture avec les personnes motivées pour l’expérimentation ludique et langagière.
Ces soirées à la bibliothèque de Vert-Saint-Denis ont pris une saveur particulière grâce à la présence des collégiens, chaque fois venus en grand nombre. Leur écoute donnait une tonalité particulière aux propos des auteurs, qui s’adressant à ces jeunes gens, modulaient efficacement leurs anecdotes. Je me souviens comment Edouado Berti racontant comment il avait composé son premier roman. Il avait une dizaine d’années et avait écrit son récit dans un cahier. Son copain de classe l’avait lu et réclamé la suite. Le vice de l’écriture était attrapé.

Le PPP à Vert-Saint-Denis :

ruelle de Venise


Le projet poétique planétaire avait déjà sévi du côté de Vulaines et de ses habitants lors de la Résidence de Jacques Jouet au Musée Mallarmé. Il a repris quelques forces pour que 400 abonnés à la bibliothèque puissent recevoir un poème adressé par voie postale et qui leur parle de voyage. Cécile Riou, Benoît Casas, Jean-Paul Honoré, Jacques Roubaud et évidemment Jacques Jouet, le concepteur de ce défi fou, ont écrit chaque jour pendant trois mois un poème par jour qu’ils ont envoyé aux lecteurs.
Le samedi 19 mars à 15h, ils sont venus, sauf hélas Jacques Roubaud, qui était souffrant, pour nous lire certains de ces poèmes envoyés. Les collégiens étaient encore au rendez-vous et quelques adultes, heureux destinataires de ces missives poétiques. Chaque auteur avait déterminé sa façon et ses contraintes pour composer le voyage. Les rues de Venise, la Chine ancienne, le Japon, un tour du monde en 80 strophes, et même un voyage dans les planches de Tintin ont su faire décoller nos oreilles.Vous retrouvez l'ensemble de ces créations littéraires  en bloc de droite car en plus ces auteurs sont généreux !

Julie Dufresne, professeur de français dresse un bilan d’étape de la Résidence au collège Jean Vilar :

calligraphie


  • côté création littéraire : Jean-Paul Honoré a pu écrire et envoyé à un éditeur un texte Comment le Japon est venu à Moi ? La lecture collective de samedi 19 mars a aussi permis d’entendre la production de poèmes de l’auteur, cette série se nomme Séjour, cinquante poèmes en lien avec l'apprentissage de la calligraphie.
  • côté partenariat : le collège a développé une vraie complicité avec la bibliothèque Gérard Philipe à Vert-Saint-Denis, avec le Théâtre de Sénart. Les élèves ont un abonnement pour quatre spectacles. Dans l’optique du Grand Paris Sud, les élèves ont participé aux actions culturelles « Tu es là » du Théâtre de l’Agora d’Evry. Et bien évidemment, les liens avec la Médiathèque départementale se sont renforcés : prêt du module Manga, du Jeu des quatre saisons, hommage au Japon de Laura Rosano, découverte aussi de l’univers de l'auteur-illustrateur Katsumi Komagata…
  • du côté des élèves : Les élèves, mais aussi l’ensemble de la communauté éducative, ont été sensibilisés aux représentations du Japon dans l’univers contemporain. Il suffit,, pour s’en persuader, de jeter un œil sur le site.
    En plus des sorties à la BNF, au musée Guimet, les élèves ont calligraphié et écrit des haïkus. Ce qui est remarquable, c’est l’ouverture que cette résidence a provoqué vers la culture de l’autre, la curiosité pour une langue de structure différente. Cela a permis à chacun de nuancer ses perceptions, ses a priori. La fréquentation du Cdi a augmenté et le prêt des mangas explosé. Et la cerise sur le gâteau est que classe de découverte professionnelle conçoit et construit un torii, sorte de construction en forme de portique, caractéristique des jardins japonais. Ainsi, même après le départ de Jean-Paul Honoré, des traces continueront de jouer dans les imaginaires.

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