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Anim' et Vous !

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  • 19-07-2010
  • Cinéma d'animation

Le film d’animation à l’honneur : retour sur les 50 ans du festival d’Annecy.

Dates à retenir

Rendez-vous l'année prochaine, du 6 au 11 juin 2011 !

Le cinéma français est riche par sa production et par ses festivals. Nous avons déjà évoqué dans ces pages le festival de Clermont-Ferrand et le festival du réel à Paris. Aujourd’hui, c’est au tour du festival d’Annecy, pas de jaloux !

Le festival international du film d’Annecy est LA référence du cinéma d’animation, et il a fêté cette année ses 50 ans. Nous nous sommes invités à son anniversaire, mais c’est lui qui nous a couverts de cadeaux animés.

À anniversaire exceptionnel, programme exceptionnel


clap annecy

Outre les catégories habituelles (longs métrages, courts métrages, films TV, films de commande, films de fin d’études, thématiques « entre les images making-of », « entre les images Work in progress », travelling hommage à l’animation argentine, travelling programme de courts, travelling documentaires, une sélection « politiquement incorrect », projections en plein air sur écran géant, expositions), le festival s’est rendu hommage avec des sélections retraçant chaque décennie de films primés (Prix de courts) et a même reconnu ses erreurs en faisant une rétrospective des films primés partout dans le monde SAUF à Annecy (travelling « Nobody’s perfect », le bien nommé).

Comme dans tout festival qui se respecte, le spectateur peut découvrir des nouveautés, parfaire sa culture cinématographique, rencontrer des auteurs, visionner des rétrospectives, des programmes qui ne passent nulle part ailleurs, dans une ambiance légèrement surréaliste (gare aux avions de chasse, et les lapins n’ont qu’à bien se tenir !)

Toute la ville participe à l’aventure en mettant sept lieux à la disposition des joyeux festivaliers pour des projections en salle ou en plein air, des expositions et le marché international du film d’animation (Mifa).

Nos chouchous en court, en long et en travelling

Longs

Fantastic Mr Fox

Wes Anderson. États-Unis.

Madame et monsieur Renard mènent une vie de famille idyllique avec leur fils et leur jeune neveu. Mais, après douze ans de vie familiale paisible, l'existence bucolique est trop pesante pour les instincts animaux de monsieur Renard. Très rapidement, il revient à son ancienne vie de voleur de poulets et, ce faisant, met en péril non seulement sa famille bien-aimée, mais aussi la communauté animale toute entière. Coincée sous la terre, sans assez de nourriture pour tout le monde, les animaux commencent à se rassembler pour lutter contre trois fermiers déterminés à se débarrasser d’eux.

Adapté d’un roman de Roald Dahl, ce film d’animation est une réussite complète. Il a fallu un an de tournage pour animer ces marionnettes, image par image. Le réalisateur, Wes Anderson, dont c’est le premier long métrage d’animation, « a trouvé un dosage idéal entre réalisme et imaginaire, enchantement et inquiétude ». Les couleurs sont chaudes, les costumes et décors très réussis, et pour ne rien gâcher, la musique du film est de qualité (Cole Porter, Beach Boys). Un film à ne pas manquer à sa sortie en dvd !

Bande-annonce du film

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Summer wars

Mamoru Hosoda. Japon.

Et voici l’une des belles surprises de ce festival. Ce film prenant et plein d’humour révèle un dessin de qualité au service des nombreux personnages et des paysages (dessin 2D par ordinateur). Dans un monde où la plateforme virtuelle Oz a remplacé Internet, tout le monde possède une seconde vie. Au cœur de l’été, à la campagne, une famille se retrouve confrontée à une crise mondiale provoquée par Oz.

Le réalisateur, Mamoru Hosoda, réalise depuis plusieurs années des animes (Digimon, One piece). En 2006, il a réalisé La traversée du temps , déjà remarqué à Annecy.

Le thème de la prise de contrôle de systèmes informatiques faisant peser une menace sur le monde n'est pas nouveau, le film ne pouvait pas reposer entièrement sur cette idée. C’est à la fois une comédie, un film d’action, un film catastrophe, un film initiatique, un film sur le rapport entre modernité et tradition, sur la famille, les liens sociaux... Ce film est très divertissant, et ça n’a rien de péjoratif !

Site du film

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Allez raconte !

Jean-Christophe Roger. France.

Laurent déborde d’imagination et raconte si bien les histoires que ses enfants décident de l’inscrire à un concours télévisé de papas conteurs. Mais sera-t-il le meilleur ? Car il faudra compter sur la présence de son diabolique collègue de bureau, Eric, prêt à tout pour gagner.

J. C. Roger travaille depuis plusieurs années dans l’animation, sur des séries. Allez, raconte ! est son premier long métrage. Le film, adapté de l’univers de José Parrondo, en reprend les codes graphiques, avec un dessin basique (ordinateur 2D). C’est un concentré d’humour et de trouvailles (peintures animées, apparitions de stars de la chanson, …) livrées à un rythme d’enfer.

Site du film

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Courts

Logorama

Le film est réalisé par le collectif H5 (François Alaux, Hervé de Crécy, Ludovic Houplain), qui, depuis 1991, s’illustre dans le domaine des vidéoclips, de la publicité et du graphisme. Logorama est leur premier court-métrage et c’est un coup de maître, remarqué et récompensé dans de nombreux festivals.

Le film détourne près de 3.000 logos, utilisés pour constituer à la fois les personnages et le décor dans lequel ils évoluent. Le récit met notamment en scène une course-poursuite entre des policiers à l'effigie de Bibendum, figure historique de la marque Michelin, et, dans le rôle du gangster, Ronald McDonald, mascotte des restaurants McDonald’s.

Lien vers le site du collectif H5

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Don’t go

Court-métrage turc (Turguit Akacik) de 3’50’’. Cette course-poursuite entre un chat et une bestiole rose est vraiment percutante et drôle. Côté technique, association d’images 3D ordinateur et prises de vues réelles, servie par une excellente musique de Fisher Spooner.

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Deux pièces

Deux pièces ordinaires, un couple, l’amour. On s’aime, on emménage, puis le train-train, et il finit par partir. Elle reste seule, se découvre enceinte et déménage.

Ce film de marionnettes, d’Atsuko Nagashima, est une vraie réussite. Pas de dialogue ni de commentaire, juste une musique à la guitare. C’est beau comme l’amour… qui va et qui vient !

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Once there was a fly

Une toute autre technique, le dessin sur cellulos, pour ce film russe. Alena Oyatyeva livre ici les aventures d’une mouche qui part à la découverte du monde. Un concentré de poésie et une très belle esthétique avec le choix du cellulo.

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Love & theft

Andreas Hykade a déjà réalisé plusieurs courts métrages remarqués ( Nous habitons dans l’herbe , Ring of life ). Il nous livre ici un magnifique film de dessins animés sans dialogue ni commentaire mais avec une musique remarquable et entraînante. Des visages se forment, se déforment et s’enchaînent avec fluidité, fruit d’une animation de grande qualité.

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Le petit gamin et le monstre

Quand votre mère se transforme en bête, ou la séparation des parents vue par un enfant. L’approche d’un sujet difficile avec beaucoup de finesse et de sensibilité. Très beau film allemand réalisé par ordinateur 3D. Johannes Weiland a déjà réalisé de nombreux films, certains primés (Annie et Boo).

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The lost thing

Andrew Ruhemann, Shaun Tan – Australie, Grande-Bretagne – 2010 – 15 mn – ordinateur 3D.

Un garçon trouve une étrange créature sur la plage et décide de lui trouver une maison, dans un monde où tous pensent avoir des choses beaucoup plus importantes à faire. Quinze minutes de poésie pure, aux couleurs chaudes et apaisantes, adapté d’un livre de Shaun Tan acclamé par la critique au festival international du livre pour enfants de Bologne.

Pour découvrir l’univers foisonnant de Shaun Tan

Site du film

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Journaux de Lipsett

Théodore Ushev – Canada – 2010 – 14 mn – rotoscopie, dessin sur papier.

Un tourbillon d’angoisses, celles du célèbre cinéaste canadien Arthur Lipsett, mort par suicide à 49 ans. Exploration d’une prodigieuse frénésie créatrice, le film est aussi le récit de la chute vertigineuse d’un artiste dans la dépression et la folie. Une ambiance torturée formidablement rendue par les techniques utilisées, des dessins aquarellés à l’incrustation d’images d’animation dans des prises de vues réelles. L’occasion idéale de (re)découvrir l’œuvre de ce cinéaste expérimental et visionnaire des années 1960.

Pour en savoir plus sur le film

Bande annonce et entretien avec le réalisateur

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Love patate

Gilles Cuvelier – France – 2010 – 14 mn – vues réelles, ordinateur 2D/3D, photos.

Une baraque à frites, un triangle amoureux, une patate balafrée, un gros nez, le Nord de la France et un lapin... Gilles Cuvelier déjoue les attentes du spectateur et mélange les genres : Love Patate est une comédie romantique et déroutante qui flirte avec le thriller psychologique. Paradoxalement, les prises de vue réelles donnent un grand réalisme à cette histoire d’amour impossible entre un homme et une pomme de terre.

Bande annonce et Interview du réalisateur

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Teclópolis

Javier Mrad – Argentine – 2009 – 12 mn – animation d’objets.

Voici un film étonnant dans lequel des objets « technologiques » tels que des claviers et des souris d’ordinateur envahissent le monde et tentent de faire disparaître des objets plus « classiques » (caméra super 8, livres, etc). Les objets de tous les jours s’animent sous nos yeux, et l’effet est saisissant : le tapis dont la frange simule l’écume de la mer, les claviers d’ordinateur jouant le rôle de tours en perpétuelle expansion sont sidérants de vérité et donnent à cette fable écologique une dimension dangereusement réaliste.

Interview et extrait

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Le silence sous l’écorce

Joanna Lurie – France – 2009 – 11 mn – vues réelles, ordinateur 3D.

Dans une forêt de séquoias géants, de drôles de petites créatures, les esprits des arbres, découvrent la neige et se livrent à une ivresse gloutonne. Ce premier film, gai, profond et simple, se présente comme un conte initiatique qui prend place dans une atmosphère à la fois dense et confinée, propice aux expériences. Le festival de Clermont-Ferrand ne s’était pas trompé en le sélectionnant en début d’année !

Site de la réalisatrice

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Repérage clermontois


Quelques films sélectionnés par le festival de Clermont-Ferrand faisaient partie de la sélection (critiques détaillées sur la page "Ca suit son court" publiée à l'occasion).

Sinna Mann (L’homme en colère)

Anita Killi – Norvège – 2009 – 20 mn – éléments découpés.

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Adieu général

Luis Briceno – France – 2009 – 5 mn – animation d’objets.

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Videogioco (loop experiment – jeu vidéo)

Milkyeyes – Italie – 2009 – 2 mn – dessin sur papier, pixilation.

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Séances spéciales

« Nobody’s perfect » : le salon des refusés

déco annecy

Le festival d’Annecy a repris à son compte les mots de Billy Wilder pour faire son mea culpa. Trois séances de projection présentent les films qui n’ont pas été retenus au fil des années, et qui ont pourtant marqué durablement le monde de l’animation. Cette sélection rétrospective nous prend par la main pour rendre visite aux grands noms du cinéma d’animation depuis 50 ans.

Citons pêle-mêle :
Jabberwocky , de Jan Svankmajer (République tchèque)
Achilles , de Barry J. C. Purves (Grande-Bretagne)
Walking (en marchant), de Ryan Larkin (Canada)
A homok dala ( L’air du sable), de Ferenc Cako (Hongrie)
Brek ! (La boxe), de Garri Bardine (Russie)
Les dix commandements : Tu ne convoiteras pas la femme de ton voisin , de Phil Mulloy (Grande-Bretagne)
Pigeon : Impossible , de Lucas Martell (États-Unis)

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« Politiquement incorrect »

Séance jubilatoire, joyeuse compilation de films provocateurs, insolents, subversifs, une bouffée d’oxygène dans ce monde propret !

A noter :
Let’s pollute , de Geefwee Boedoe (Etats-Unis) ou comment porter en art de vivre les faits de polluer plus, consommer plus, et surtout penser moins !
Maurice et Patapon
, série de Juan Rodriguez et Thierry Garance (France), ou le bon usage de la vulgarité pour apprendre par exemple pourquoi il ne faut pas confondre la forme et le fond !
La confession de Saduj , de Juan José Surace (Espagne-Argentine), une histoire de curé et de chat très très irrévérencieuse.
Thesis , de Tomasz Cechowski et Grzegorz Paluch (Pologne), ou une expérience scientifique d’une minute 24 secondes pour montrer le lien entre anus et nerf optique.
Flairs « Trucker delight » , de Jérémie Perin (France), une animation de type jeu vidéo.

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