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Festival de Clermont-Ferrand : courts en tête

Retour sur la 33e édition du festival de Clermont-Ferrand, fier de sa première place mondiale des festivals dédiés au court métrage.

Le festival en court, en large et en travers

Retour sur l'édition 2011

Retrouvez tous les films primés par catégorie

Comme en 2010, la valeureuse équipe de la Médiathèque départementale s'est enfermée dans les salles obscures de Clermont-Ferrand du 4 au 12 février dernier.
Remercions tous ceux qui rendent ce festival possible en ces temps difficiles ! Ils nous ont offert une programmation de grande qualité et le public ne s'y est pas trompé : 150.000 spectateurs nous ont tenu compagnie et ont parfois pris nos places, les fourbes.

Pendant neuf jours se sont enchaînées des projections où alternaient petits et grands chefs-d’œuvre, perles d’humour, drames, documentaires engagés, films poétiques, films d’animation créatifs et autres expériences cinématographiques.

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Programmation 2011

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Les films en compétition sont répartis en trois sélections : internationale, nationale, et labo, qui fêtait ses dix ans. A cela s’ajoutaient de nombreux programmes spéciaux.

  • "Courts des contes"
  • Rétrospective Nouvelle-Zélande
  • Regards d’Afrique
  • Courts de rattrapage, hommage à Nicolas Provost
  • Court d’histoire autour de la guerre d'Algérie
  • Carte blanche à Sacrebleu productions
  • Sélection de courts pour le jeune public
  • Programmes Collections

    Le festival est également le théâtre de rencontres professionnelles où auteurs, réalisateurs, producteurs et diffuseurs font leur marché.
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Deux top ten pour le prix d'un

Cette année, nous avons ramené dans nos besaces deux sélections pour le prix d'une : vous trouverez ainsi un top ten parmi les sélections nationale et internationale et un second top ten parmi les films de la rétrospective Nouvelle-Zélande - une bien belle découverte en vérité-

Sélections nationale et internationale

The True Story of Ah Poon (La véritable histoire d'Ah Poon )

Ho Tat Tsim - Chine, Hong Kong / 2010 / 31'33

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Ah Poon a de solides convictions. Sa devise : "Fier d'être l'ennemi de l'injustice ; mais humble face aux enfants", phrase de Lu Xun. À cause d'une rédaction en chinois sa fille a été victime d'une injustice à l'école. Furieux, il menace de la retirer de l'établissement.
Pas facile de défendre ses convictions et de s’y tenir, quoi qu’il arrive. Ce film, bien réalisé, est magnifié par de très beaux plans et mené avec beaucoup de rythme.

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Bad night for the blues (Sale nuit pour broyer du noir)

Chris Shepherd - Royaume-Uni, Angleterre / 2010 / 15'

C’est le 31 décembre, il faut se sacrifier pour emmener la grand-tante désagréable à son réveillon au club du troisième âge. Drôle et trash, ce film aborde des thématiques trop rarement traitées au cinéma avec autant de subtilité. Les rancœurs entretenues entre septuagénaires, la vulgarité décoiffante de la mamie de plus en plus imbibée, l’évocation de la vie sexuelle des convives brossent un tableau émouvant et plus que vivant du troisième âge. On en redemanderait presque !

Promise of a Spring Day (Promesse d'un jour de printemps)

Yoon-jae Ha - Corée du Sud / 2009 / 15'

Young-Suk se sacrifie pour sa famille et remet toujours au lendemain la possibilité de vivre pour elle. Nous voici face à une belle fable autour de la vie qui passe trop vite et dont on ne profite pas assez. La lumière douce et les plans léchés ne parviennent pas à masquer le sentiment d’un terrible gâchis, surtout lorsqu’on s’aperçoit que ladite famille est tout-à-fait détestable et ingrate.

J'aurais pu être une pute

Baya Kasmi - France / 2010 / 24'

À la caisse d’un magasin de bricolage, Mina est submergée par une crise d’angoisse et tombe dans les bras de Pierre. Voici l’histoire d’une fille un peu folle, d’un type trop normal, d’un grand sécateur et d’un vieux professeur de piano. Beaucoup d’humour, des acteurs excellents, un scénario plein de rebondissements et le spectateur se surprend à rire d’un sujet aussi délicat que la pédophilie. Un joli tour de force pour ce premier film !
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La grande muraille de Qin

Khalil Cherti - France / 2009 / 24'30

Un appartement, un restaurant asiatique, une famille d’immigrés chinois. Trois générations qui se croisent et essaient de se comprendre : Yan, son père et son grand-père. Tous se demandent quelle trace la Grande Muraille va laisser dans leur vie. Saluons la très jolie mise en scène de Khalil Cherti pour ce film. L’esthétique y est particulièrement soignée, avec une magnifique photo. Les plans sont très beaux, et le travail sur la lumière confère une ambiance douce et chaude.

Diane Wellington

Arnaud des Pallières - France / 2010 / 16'

On vient de retrouver le corps de Diane Wellington, disparue en 1938 à l’âge de 15 ans. Ce film, qui utilise les techniques du muet (piano en fond sonore, cartons de textes), est en réalité une succession d’images d’archives. Le décalage se creuse entre le texte qui évoque la mort de la jeune fille, victime d’un avortement clandestin, et les scènes de rue désinvoltes. Seul bémol : le parti pris esthétique de la fin du film, son côté anxiogène, lui font perdre en force et en crédibilité.
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Czarny Kapturek (Le petit chaperon noir)

Piotr Dumala - Pologne / 1983 / 06'

Un Un jour, le petit chaperon noir prend son panier et va voir sa grand-mère. En route, alors qu'il cueille des fleurs dans une clairière, une furie inexplicable s'empare de lui. Cependant, tout près, un loup terrible l'attend. Le trait est basique, le film est court, mais quelle efficacité ! Le petit chaperon rouge, conte pour enfants, devient noir quand il s’adresse aux grands. Tout est permis avec le court métrage, y compris des adaptations joyeusement immorales. Pourquoi s’en priver ?
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Suiker

Jeroen Annokkeé - Pays-Bas / 2010 / 07'35

Klaasje, la voisine de Bert, sonne à sa porte, légèrement vêtue, pour lui emprunter un pot de sucre. Le pot lui échappe, ils se penchent en même temps pour le rattraper et se cognent la tête : Klaasje dégringole les escaliers… Programme spécial zygomatiques, attention au claquage ! Petit chef-d’œuvre d’humour, pendant huit minutes s’enchaînent les quiproquos, et tout va de mal en pis. Il y a toujours plus profond que le fond…

Ich bin's Helmut

Nicolas Steiner - Allemagne, Suisse / 2009 / Expérimental / 11'20

Dans les Alpes suisses, Helmut fête son soixantième anniversaire le jour de ses cinquante-sept ans (suite à une erreur de calcul de sa femme). Tandis que la façade de leur intérieur s'écaille, de vieux amis passent dire bonjour. Ce film sort du lot par son originalité. Tant le scénario que la réalisation sont hors du commun et l’on se prend à douter de tout. Le dispositif narratif, les décors qui tombent les uns après les autres, sont autant de réussites dans ce fil qui laisse la part belle à l’humour.

Kawalek lata (Un bout d'été)

Marta Minorowicz - Pologne / 2010 / Documentaire / 24'

Un grand-père et son petit-fils passent les derniers jours des vacances d’été ensemble et tentent de se comprendre mutuellement, isolés qu’ils sont en pleine nature. L’âpreté de cette vie et la complicité silencieuse de ces deux êtres est sublimée par une photographie magnifique. Le rythme est lent et contemplatif, mais nécessaire pour filmer cette relation toute en retenue. Un grand prix de la compétition internationale mérité !
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Rétrospective Nouvelle-Zélande

The Six Dollar Fifty Man (L'homme qui valait six dollars cinquante)

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Louis Sutherland, Mark Albiston - Nouvelle-Zélande / 2009 / 15'

Dans la Nouvelle-Zélande des années 70, Andy, un gamin fougueux de huit ans, est contraint de quitter son monde imaginaire de super-héros pour affronter les petites brutes de la cour de récré. The Six Dollar Fifty Man fait partie de ces expériences cinématographiques marquantes. Le film est dur, terriblement bien mené. Il n’en est pas moins un hymne à la différence, joué magnifiquement par le jeune Andy.
Pour en savoir plus - Bande annonce

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Trilogie Jason Stutter
Gaffe à la cloueuse, à l'arbalète, à la hache

Jason Stutter - Nouvelle-Zélande / 2010 / 02'

Un jeune garçon s'amuse comme un fou dans le dangereux atelier de son père. Dans un autre opus il s'amuse avec une arbalète (sa cible ? Sa sœur !) et enfin, il joue, pieds nus, avec une hache. Ces trois films très courts (moins de 3 minutes) sont d’une remarquable efficacité. Le dispositif narratif est à chaque fois le même, un enfant joue à des jeux dangereux et l’on redoute le moment où l’accident va se produire. Âmes sensibles s’abstenir…

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Accidents

Paul Swadel - Nouvelle-Zélande / 1999 / 15'

Sur un chantier isolé, l'ennui cède la place à la cruauté. Ils sont quelques travailleurs, au milieu de nulle part, et il ne fait pas bon être le petit dernier de l’équipe, ou maori. Le cinéma néo-zélandais traite souvent de la différence, de l’exclusion. C’est le cas dans ce film, violent, qui révèle le quotidien difficile de ces hommes rugueux. Quinze minutes de leur vie est une épreuve pour le spectateur, une réussite cinématographique.
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Tama tu (Les fils de Tu)

Taika Waititi - Nouvelle-Zélande / 2004 / 18'

C’est la guerre, nous partageons l’attente silencieuse d’un groupe de soldats embusqués dans une maison en ruines. On s’attend à un film sérieux, mais il n’en est rien ! Ils enchaînent les blagues de plus ou moins bon goût pour tromper l’attente et la tension. En dehors de cet aspect purement divertissant, la photographie est soignée et de nombreux plans font preuve d’un véritable travail sur le cadrage.
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Taua-War Party (Les guerriers)

Tearepa Kahi - Nouvelle-Zélande / 2007 / 15'

Nous arrivons après la bataille : des guerriers maoris ramènent leur prisonnier, attaché sur une pirogue qui doit traverser une forêt à la seule force des bras avant de rejoindre la mer, le tout dans un silence impressionnant. Photographiquement très beau, le film présente aussi un gros travail sur la bande-son : chaque respiration, chaque frôlement, chaque grincement est amplifié et remplace efficacement les dialogues en ajoutant une tension extraordinaire à la scène. Du beau cinéma, ou l’art du silence au service de la parole.

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Blue willow (Le bleu du saule)

Veialu Aila-Unsworth - Nouvelle-Zélande / 2005 / Animation / 13'50

Ce film d'animation s’attache à la vie de la belle Koong-Se, fille d'un riche Mandarin, qui choisit de fuir sa famille pour échapper à un mariage forcé. L’animation minimaliste porte parfaitement le propos et offre une touche d’humour. « Blue willow » étant un motif peint sur la vaisselle depuis le XVIIIe siècle, le film est dominé par la teinte bleutée de l’assiette dans laquelle se déroule l’histoire, et s’interrompt brutalement lorsque saucisse et purée envahissent l’écran avant d’être dévorées.
Bande annonce

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Poppy

James Cunningham - Nouvelle-Zélande / 2009 / Animation / 10'30

La première guerre mondiale, le front occidental français. Deux soldats néozélandais trouvent un bébé sous ses parents morts. Inspiré de faits réels, le scénario est écrit par l'arrière-petit-fils d'un de ces soldats. Ce film est un conte, un moment de répit, une parenthèse inespérée pendant un conflit. Ce moment de bravoure et d’humanité rappelle « Joyeux Noël » de Christian Carion. L’originalité du film tient dans la technique utilisée, l’animation par ordinateur, très convaincante.
Pour en savoir plus - bande annonce (VO)

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Warbrick

Pere Durie, Meihana Durie - Nouvelle-Zélande / 2009 / 12'

Londres, 1889. S'il veut éviter de perdre par forfait leur match d'essai contre l'Angleterre, le capitaine de l'équipe de rugby des New Zealand Natives doit motiver ses co-équipiers exténués. Warbrick est un hommage aux natifs, aux premiers porteurs du maillot de rugby à fougère, si célèbre aujourd’hui (celui des all blacks…). Les douze minutes du film, l’antichambre du match, ne donnent qu’une envie, que le match ait lieu, que ces joueurs puissent défendre leur honneur.
Pour en savoir plus - bande annonce (VO)

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This is New-Zealand (Voici la Nouvelle-Zélande)

Hugh MacDonald - Nouvelle-Zélande / 1969 / Documentaire / 20'

A l’origine, c’est un film de commande pour la promotion du pays. A l’arrivée, c’est un succès public phénoménal. Du début à la fin, l’écran est divisé en trois pendant que défilent paysages, scènes de rue, portraits, sports, etc, illustrant la Nouvelle-Zélande dans toute sa diversité. Malgré l’année de réalisation et l’image parfois datée, le cadrage est résolument moderne et innovant. Une réussite !
Pour visionner le film

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Aphrodite's farm (La ferme d'Aphrodite)

Adam Strange - Nouvelle-Zélande / 2008 / 15'

Le lait de la ferme d’Aphrodite est miraculeux, et le secret de ses pouvoirs est jalousement gardé par la famille Riley. L’amour qui ne respecte rien vient tout bouleverser. Le film mise sur l’énigme et l’humour pour emporter le spectateur, et ça fonctionne ! La voix off commente les faits avec malice, l’image se fige en photographies sur les plans marquants, et la teinte un peu sépia renforce l’impression d’incongruité. Un vrai bain de jouvence !

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Il court toujours

Sept bonnes raisons de participer au festival

Rendez-vous du 27 janvier au 4 février 2012 pour la prochaine édition ! Qui veut venir ?

1.Le festival reste le meilleur moyen de se tenir au courant de la production contemporaine

2. Pépinière pour le septième art, le court est souvent, pour les jeunes réalisateurs, un tremplin pour le long métrage

3. Le court est un espace de liberté et d’expérimentation qui permet une ouverture aux nouvelles tendances

4. Le festival permet un enrichissement culturel grâce aux rétrospectives consacrées à un thème ou à un auteur

5. Le court métrage n’ayant pas la visibilité qu’il mérite, la présence des vidéothécaires sur le festival permet de repérer les films d’aujourd’hui qui seront les acquisitions de demain

6. Le plaisir des yeux !

7. Nous y sommes !!!

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Où prolonger ces instants de grâce ?

  • Sur Internet

Sur le site de Bref – le magazine du court métrage

Sur le site de Ciné Court Métrage

Sur le site de Les Courts Métrages.fr

Sélection Labo : des courts-métrages à visionner en ligne

Sur le site de 6nema pour visionner des courts métrages toute l'année

La sélection officielle de My French Film Festival

  • A la télévision

Arte TV - magazine Court circuit

France 3 - Libre court

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Voir aussi

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