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Festival Cinéma du réel

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  • 15-05-2012
  • Cinéma documentaire

Si vous n'avez pu vous rendre au festival Cinéma du Réel à Paris, le festival vient à vous !

Impossible de se rendre dans tous les festivals, impossible de voir tous les films programmés pendant les festivals.
Laissez-nous vous guider dans cette sélection de grande qualité !

Compétition courts-métrages

Automne

Dmitri Mkhomet – France – 26’

26 minutes d’observation silencieuse : une vieille femme accomplit devant nous les gestes de tous les jours : préparer un repas, manger, se coiffer, se reposer, aller ramasser du bois en forêt, allumer un feu… Seule, toujours. Les longs plans fixes semblent arrêter le temps, témoigner de cette vie qui n’existera bientôt plus. Un film magnifique aux cadrages très soignés, qui interroge la vie, la rudesse, la solitude et la mort.

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Earth

Victor Asliuk – Biélorussie – 33’
Prix international de la Scam 2012

Des volontaires venus de toute la Russie cherchent les corps des soldats soviétiques disparus pendant la Seconde guerre mondiale pour leur donner des funérailles décentes. Déterrer des corps pour les enterrer à nouveau pour combattre la honte d’avoir laissé ces corps sans sépulture pendant 50 ans. Le réalisateur renforce le mélange entre passé et présent grâce à des images d’archives du conflit dont le son d’origine -muet-, a été remplacé pour l’occasion par celui d’aujourd’hui.

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River Rites

Ben Russel – Etats-Unis – Surinam – 11’
Mention spéciale du Prix du Patrimoine de l’Immatériel 2012

Une observation à contre-courant des habitudes d’une communauté animiste autour d’une rivière du Surinam. Entre étrangeté et imprégnation du réel, le film révèle la folle énergie qui se cache derrière les gestes apparemment anodins de ce lieu sacré.

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Compétition internationale

Le camp

Jean-Frédéric de Hasque – Belgique – 102’

Le camp est une immersion dans un camp de réfugiés au Togo. Après quelques années d’existence et le départ des voitures des organisations humanitaires, le retrait des drapeaux, des médias, le camp devient village. Avec de longs plans séquences, sans commentaire, le réalisateur montre la vie du camp, les gestes du travail. Le film n’est pas un plaidoyer, il ne juge pas, il montre la vie, simplement.

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Orquestra geraçao

Filipa Reis, João Miller Guerra – Portugal – 63’

Tout dans ce film vaut le détour : le principe de départ -le rôle de la musique dans l’intégration sociale-, le cadrage, la complicité entre filmeurs et filmés, les ateliers d’expression personnelle où les élèves se livrent… La musique est un véritable mode de vie pour ces enfants qui ont choisi leur instrument et rêvent aujourd’hui d’une carrière de musicien. Une réussite cinématographique, éducative, sociale !

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Compétition premiers films

Espoir voyage

Michel K. Zongo – Burkina Faso – France – 82’

C’est une enquête personnelle que mène le réalisateur de ce film : son frère, émigré en Côte d’Ivoire pour y trouver du travail, n’en est jamais revenu. Ce sujet, intime et difficile, est l’occasion pour le spectateur d’appréhender les difficultés quotidiennes des Africains, la rudesse du travail, la précarité des conditions de vie. Un travail de deuil salutaire que beaucoup d’Africains doivent encore accomplir pour aller de l’avant dans la dignité.

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Le festival c'était aussi...

Hommage à Mario Ruspoli

Pionnier du documentaire moderne, Mario Ruspoli (1925-1986) est peu connu du public. Pourtant son œuvre est riche et éclectique. Entre autres perles, il a réalisé de magnifiques films sur les baleines. Ainsi, pour Les hommes de la baleine, il a filmé des scènes de chasse à l’ancienne aux Açores. A noter, Florence Dauman vient de réaliser un film sur son œuvre, Mario Ruspoli, prince des baleines et autres raretés, à paraître aux éditions Montparnasse. Mario Ruspoli pose sa caméra en Lozère avec le même bonheur et filme l’âpreté de cette région dans les années 60. Les inconnus de la terre montre avec humour et complicité la dureté du travail des paysans qui s’accrochent à leur terre inhospitalière. Regard sur la folie et La fête prisonnière montre la vie quotidienne à l’hôpital psychiatrique de Saint-Alban, l’ancêtre de la clinique de la Borde. Une plongée dans l’univers psychiatrique, magnifiée par les lumières et les cadrages !

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Hommage à Yann Le Masson

Rétrospective en hommage à une légende du cinéma direct, disparu au mois de janvier dernier. Parmi une œuvre riche, Heligonka est un bijou cinématographique. Ce court métrage, réalisé en 1984, est son dernier film. Il est consacré à son frère Patrick, diabétique, qui perd progressivement la vue. Chargé d’émotion, le film est porté par Patrick qui en assure la narration, avec un texte souvent drôle, mais aussi par la musique, l’accordéon, et une caméra subjective qui matérialise la diminution de la vue. Un film remarquable et marquant !

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La cause et l’usage

Dorine Brun, Julien Menier – France – 52’
Prix des Bibliothèques et mention spéciale du Jury des jeunes 2012

En 2010, le résultat des élections municipales à Corbeil Essonne est annulé par le Conseil d’Etat pour fraude (achat de voix). Le film suit la nouvelle campagne des candidats et met en évidence le système Dassault, non sans ressemblance avec ce qui a pu se passer en Russie avec Poutine. Entre cynisme et corruption, quand la politique devient une arène…

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Dusty night / Nuit de poussière

Ali Hazara – Afghanistan – France – 20’
Prix du court-métrage et mention spéciale du Prix Louis-Marcorelles 2012

Ali Hazara a filmé une équipe de balayeurs, la nuit, dans les rues de Kaboul. Court-métrage remarquable dans lequel la nuit dit beaucoup de choses du pays, révèle des non-dits. Elle apporte aussi une très belle coloration au film, entre lumières artificielles et brouillard de poussière. Au final, Dusty night dresse le portrait d’un peuple qui vit dans une nuit, en attendant un matin…

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Four months after

Yuki Kawamura – Japon – France – 12’

4 mois après le tsunami de 2011, une série de panoramiques prend la mesure du désastre, sur la côte pacifique de Tohoku au Japon.

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L’oiseau sans pattes

Valérianne Poidevin – France – Suisse – 65’

Embarquement pour un road movie décalé et espiègle ! Une jeune femme part sur la route avec son oncle, routier. La découverte d’un métier, difficile, solitaire, et la découverte d’un oncle au parcours original, empreint de liberté. A travers ce film, la réalisatrice rend hommage à cet oncle voyageur, joueur, amateur de littérature et surtout un adulte qui lui a donné une autre vision de la vie.

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