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Retour sur la 32e édition du Cinéma du réel, festival international du film documentaire, qui s’est tenu à Paris du 18 au 30 mars.

Un festival, des programmes

Le festival est fini, vive le festival !

Retrouvez tous les films primés au festival

Depuis sa création il y a 32 ans, Cinéma du Réel s’est imposé comme le festival de référence du cinéma documentaire en France. A l’écoute de la diversité des écritures, des formes et des idées, il rassemble aujourd’hui un public large, fidèle, attentif et curieux.

Différents lieux ont accueilli les festivaliers pendant ces dix jours de rencontres : le Centre Pompidou, le Centre Wallonie-Bruxelles, le cinéma MK2 Beaubourg et plusieurs salles de la région Ile-de-France, pour près de 200 séances programmées.

Si le documentaire n’occupe toujours pas la place qu’il mérite dans le paysage cinématographique, il poursuit toutefois sa progression dans le cœur du public. Ainsi, ce dernier vient chaque année plus nombreux au festival. Et il y en a pour tous les goûts puisque le cinéma documentaire est riche : du court au long métrage en passant par le cinéma expérimental, toujours avec un point de vue d’auteur. A l’issue des séances, de nombreux débats étaient organisés : l’occasion de donner la parole aux créateurs et aux spectateurs.

L’équipe de la Médiathèque départementale ne pouvait pas laisser passer un tel événement !

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A la croisée des Arts

La programmation permet de croiser les arts (fiction, documentaire, littérature, musique) et de créer des passerelles entre eux. Les différentes compétitions et programmes spéciaux sont l’occasion d’ouvrir à un public toujours plus large l’accès à une production documentaire trop inégalement diffusée. Cette volonté de montrer des cinématographies de tous les horizons est bien la preuve (s’il en fallait une) que le 7e art est un genre vivant permettant l’échange et l’ouverture sur les autres cultures.

Les nombreuses projections étaient réparties comme suit :

Les films en compétition :

  • La compétition internationale (15 films)
  • Premiers films (pour la première fois cette année : 17 films)
  • Panorama français (15 films)

Les programmes spéciaux :

  • News from… (des nouvelles de cinéastes proches du festival et de son esprit)
  • Ateliers
  • Exploring documentary (Histoire pratique du pamphlet visuel)
  • Nous deux (écriture en duo)
  • Music in motion
  • Rencontres et événements

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Quelques bonnes raisons de participer au festival

  • le festival reste le meilleur moyen de se tenir au courant de la production contemporaine
  • la production est riche et vivante mais peu diffusée dans les médias et peu critiquée dans la presse cinématographique
  • le festival permet un enrichissement culturel grâce aux rétrospectives consacrées à un thème ou à un auteur
  • le documentaire n’ayant pas la visibilité qu’il mérite, la présence des vidéothécaires sur le festival permet de repérer les films d’aujourd’hui qui seront les acquisitions de demain
  • le plaisir des yeux et des oreilles !!!
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La création documentaire contemporaine : mise en bouche

Sept films ont retenu notre attention, autant de reflets de la création documentaire contemporaine.

Happy end

Szymon Zaleski, 52'. 2009. Prix des jeunes.

Szymon Zaleski est atteint d’un cancer. Son film est un « catalogue loufoque des fausses pistes que la générosité humaine prodigue sans compter quand on se débat dans une situation désespérée et qu’on cherche en vain une issue ». Le film est évidemment touchant puisque le nombre de cancers ne cesse de croître et que tout le monde s’y trouve confronté, un ami, un membre de la famille, soi-même. Mais sa grande force est d’arriver à nous faire rire : ses expériences, son ton volontairement décalé, bref le rire comme dernier rempart contre la maladie.

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Mourir ? Plutôt crever !

Stéphane Mercurio, 94’. 2009.

« Mourir ? Plutôt crever ! , telle est l’épitaphe que voudrait inscrire sur sa tombe Siné en l’ornant d’un doigt d’honneur – mais le caveau à urnes est une copropriété et les copains hésitent. » Ce film est tout simplement jubilatoire ! Personnage provocateur, truculent, Siné revient sur sa carrière, son métier de dessinateur. Quel plaisir d’être face à un homme de conviction, fidèle à ses valeurs ! Le film, comme sa vie, est mené tambour battant, pas de place pour l’ennui. Quelle pêche ! Et en plus elle est communicative !

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Atlantiques

Mati Diop, 16’. 2009. Mention spéciale du Prix Louis Marcorelles.

À la nuit tombée, autour d'un feu, Serigne, jeune dakarois d'une vingtaine d'années, raconte à ses deux amis son épopée clandestine en direction de l’Europe. Ce film donne à voir la réalité de l’immigration clandestine, loin de tout voyeurisme et des clichés habituels. « L’intention première était de donner la parole à quelqu’un (…) qui s’est réellement confronté à la mer et à ses dangers. Qu’est-ce qui pousse un jeune homme de vingt ans à quitter sa famille et son pays pour se mesurer aux éléments ? », se demande la réalisatrice, Mati Diop. Et son documentaire interroge avec finesse la pensée d’un avenir incertain et le rêve d’une vie meilleure dans les pays développés.

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Acqua in bocca

Pascale Thirode, 85’. 2009.

« Acqua in bocca est une expression corse qui signifie, « l’eau dans la bouche ». C’est aussi une invitation au silence. » Étonnante (en)quête que celle de cette femme, accompagnée de ses deux filles, sur les traces de son passé et celui de son grand-père, mort en Corse en 1944. Une enquête aux couleurs de vacances, mais vite confrontée à l’omerta : ses interlocuteurs (famille, amis, commerçants, politiques) sont peu bavards et peu désireux de remuer le passé ; ils préfèrent se taire que révéler des faits historiques plus ou moins troubles.

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Alamar

Pedro Gonzalez Rubio, 73’. 2009.

Nathan, cinq ans, passe quelques mois de vacances loin de sa mère italienne et citadine, pour partager la vie de son père, pêcheur mexicain habitant une maison sur pilotis. Alamar est un film magnifique qui chante la liberté, les grands espaces naturels, l’amour et la complicité père-fils sans jamais tomber dans le sentimentalisme. La forme du film brouille les frontières entre fiction et documentaire, puisque le réalisateur lui-même avoue avoir demandé à un pêcheur de « jouer » le rôle du grand-père et avoir établi lui-même le calendrier des activités quotidiennes de Nathan et son père.

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La bocca del lupo

Pietro Marcello, 76’. 2009. Prix international de la Scam.

Ce film, qui progresse par détours et emboîtements successifs, nous entraîne dans les quartiers populaires de Gênes. Il dévoile la grande et la petite histoire en mélangeant images contemporaines ou d’archives illustrant la ville et cassettes échangées par Enzo et « Mary », deux hommes qui se sont rencontrés en prison. Ils ont traversé ensemble une vie d’épreuves. C’est cette relation amoureuse forte et émouvante qui soutient tout le film, construit autour du long plan séquence que constitue l’interview centrale du couple. L’union de ces deux solitudes malmenées par la vie et le voyage entre passé et présent de la ville de Gênes composent un fragment de mémoire mêlant documentaire et imaginaire.

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Vous êtes servis

Jorge Leon, 57’. 2009. Mention spéciale du prix des bibliothèques.

Une fois de plus le cinéma documentaire est un révélateur. Merci à Jorge Leon d’avoir posé sa caméra en Indonésie, d’avoir porté ces éléments à notre réflexion. La société évolue, l’être humain aussi, mais pas nécessairement pour le meilleur… Un film nécessaire, donc, pour comprendre de nouvelles formes d’esclavagisme, bien organisées.

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