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Le film d’animation à l’honneur

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  • 18-07-2011
  • Cinéma d'animation

Retour sur l’édition 2011 du festival international du film d’Annecy

Annecy animé

Dates à retenir

Rendez-vous l'année prochaine, du 4 au 9 juin 2012 !

En attendant, ne manquez pas la fête du cinéma d'animation, au mois d'octobre 2011. Toute structure culturelle peut y participer ! Modalités et inscriptions

Cette année encore, les envoyés très spéciaux de la md77 se sont mêlés à une foule enchantée, se sont laissés emporter dans le tourbillon des images animées. Cette fois encore, ils n’ont pas été pris en otage à Annecy, ils en sont revenus et livrent un poignant témoignage de tout ce qu’on peut subir en terre annécienne.

Plantons le décor :
Annecy, Haute-Savoie, son lac, son château, ses spécialités culinaires et vinaires, ses montagnes,… mais aussi, le temps d’un festival prestigieux, sept lieux de projection qui accueillent 7.100 accrédités, totalisent 120.000 entrées et donnent à voir 529 films dont 223 en sélection officielle.


compteur lapin

Pour la bonne intégration du festivalier, il est nécessaire de savoir réagir face à quelques coutumes locales. Avant le début des projections, des escadrons d’avions en papier s’élancent de partout dans la salle. Leur mission : atterrir sur la scène sous les applaudissements.
Les séances commencent par une bande annonce animée présentant les partenaires du festival. Attention, chaque année, un lapin s’y cache. La mission du public : le débusquer et hurler sa présence d’un retentissant « LAPIN !!! ».

Enfin, quand le noir se fait et avant que les premières images apparaissent, des bulles virtuelles éclatent, plongeant la salle dans un concert de « blub », onomatopées impossibles à retranscrire. Il faut l’entendre pour le comprendre. Tout ceci n’empêche pas un total respect des films pendant les séances, par un public nombreux et bigarré. Annecy est le rendez-vous des professionnels de l’animation, des étudiants, des médiateurs de tout poil (nous !!!!!) et bien sûr du grand public.
Bref, une ambiance comme nulle part ailleurs pour un festival de référence et de renommée internationale.

Fenêtre sur 2011


tapis rouge

Au programme des festivaliers : longs métrages, courts métrages, films TV, films de commande, films de fin d’études, thématiques « entre les images making-of », « entre les images Work in progress », hommage aux Etats-Unis, hommage à l’Office National du Film canadien, une sélection « politiquement incorrect », des projections en plein air sur écran géant, des expositions, et cætera. A défaut de pouvoir visionner dès à présent tous les films projetés cette année, retrouvez l’esprit d’Annecy avec le coffret 5 DVD des films primés au fil du temps.

Nos chouchous en court, en long et en travelling

Longs

Le chat du rabbin

Joann Sfar, Antoine Delesvaux – France – 2009 – 1h30 mn – dessin sur papier, ordinateur 2D

Le chat d'un rabbin d'Alger acquiert la parole après avoir mangé un perroquet et se met en tête de faire sa bar-mitsva. De paroles en rebondissements, le chat à la langue bien pendue se trouve embarqué dans un voyage initiatique sur les pistes africaines.

L’adaptation par Joann Sfar de sa bande dessinée est une vraie réussite. L’animation 3D est très soignée et son utilisation subtile n’est pas ici au service du spectaculaire. Le casting des voix est très bon, avec une mention spéciale à François Morel qui donne au chat un ton tour à tour naïf, insolent et drôle, mais toujours pertinent. Le film a en outre le mérite de dénoncer l’intolérance religieuse avec finesse, intelligence et humour. Pour un premier long métrage d’animation, c’est une réussite complète, justement récompensée par le cristal d’Annecy, la plus haute distinction du festival.

Site du film (extraits, making of)

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Chico & Rita

Fernando Trueba, Javier Mariscal, Tono Errando – Espagne – 2010 – 1h30 mn – ordinateur 2D

La Havane, 1948. Une histoire d'amour passionnée sur fond de jazz entre Chico, un jeune pianiste, et Rita, une chanteuse à la voix envoûtante.

Film à mi-chemin entre le documentaire musical et le biopic animé, Chico et Rita est inspiré de la vie du pianiste cubain Bebo Valdés. L’ambiance chaude et sensuelle de la Havane des années 50, les décors, la musique cubaine en font un film envoûtant. Le spectateur, sous le charme de la voix de Rita, est entraîné dans les tumultes de la vie amoureuse des héros. Le film est proche du chef d’œuvre, à quelques maladresses près dans le dessin et la synchronisation des voix.
Sortie en salle le 06 juillet 2011

Trailer et interview du réalisateur

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Colorful

Keiichi Hara – Japon – 2010 – 2h06 mn – dessin sur papier, ordinateur 2D/3D

En guise de seconde chance, un esprit est réincarné dans le corps d’un adolescent, Makoto, miraculeusement réanimé après son suicide. Il découvre sa nouvelle vie et apprend peu à peu le sens de cette expérience.

Peu connu hors du Japon, Keiichi Hara s’est fait remarquer avec Un été avec Coo, une jolie fable mêlant quotidien et êtres légendaires. Il revient avec une chronique réaliste et humaniste qui n’évite pas les sujets de fond, même difficiles : le suicide et la prostitution des adolescents. Colorful se présente comme un film qui accumule les ambiances et dresse un portrait nuancé de l’humanité changeante, en questionnant sans cesse nos repères. L’animation, fluide et très réaliste, intègre parfaitement photos et prises de vue réelles. Une œuvre intelligente et belle.
Sortie en salles en janvier 2012

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L'Ours montagne

Esben Toft Jacobsen – Danemark – 2011 – 1h13 mn – ordinateur 3D

Jonathan, 11 ans, passe toutes ses vacances avec son grand-père dans une forêt peuplée d'animaux mythiques. Cette année, sa petite sœur l’accompagne, mais elle disparaît rapidement dans la forêt dangereuse. A Jonathan de la retrouver.

Voici un beau film. L’animation 3D est maitrisée et donne à voir des paysages magnifiques de majesté. La grande trouvaille du réalisateur : l’Ours, disproportionné, immense, transportant sur son dos tout un morceau de forêt pour mieux se fondre dans le décor. Le film est frais, plein d’humour, et parvient à faire en sorte que les plus petits maitrisent leur peur de l’inconnu, du monde extérieur perçu comme hostile. Un très agréable moment pour les petits comme pour les grands !
Sortie en salle le 14 décembre 2011

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Une vie de chat

Jean-Loup Felicioli, Alain Gagnol – France, Belgique – 2010 – 1h02 mn – dessin sur papier

Un chat mène une double vie : le jour, il vit avec une commissaire de police et sa fille Zoé, mutique depuis la mort de son père, mais la nuit il accompagne un voleur sur les toits de Paris. Les deux « familles » du chat vont bien sûr se rencontrer au cours d’une enquête pleine de rebondissements.

Encore un petit chef-d’œuvre à mettre devant tous les yeux ! Tout dans ce film est une réussite : l’esthétique tout en rondeur, le scénario intelligent, la musique jazzy, tout concourt à notre adhésion enthousiaste. Les personnages sont bien campés -aidés en cela par un casting doublage de haute voltige-, le scénario est construit et efficace, les décors stylisés peignent un Paris légèrement rétro, l’humour est sous-jacent et la mièvrerie est bannie. Un grand bravo au Studio Folimage !
Déjà en DVD !

Aussi réussi que le film, le site Internet , sous forme de dossiers d’enquêtes policières

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Courts

salle de projection

A morning stroll

Grant Orchard – Grande-Bretagne – 2011 – 7 mn – ordinateur 2D/3D

En 7 minutes chrono, nous prenons une leçon expresse de politesse tout en résolvant un mystère aviaire… Le scénario est immuable : une poule tourne le coin d’une rue new-yorkaise et frappe à une porte, qui s’ouvre pour la laisser entrer. La scène se répète à 3 époques différentes. Phase 1, 1959, graphisme stylisé, ambiance fifties jusque dans le choix des couleurs. Phase 2, 2009, couleurs criardes, passants incivils, cerveaux en grève, relations humaines remplacées par les nouvelles technologies. Phase 3, 2059, l’humain n’existe plus et les rues sont peuplées de zombies sanguinaires. Heureusement, il reste la poule…

Trailer
Pour découvrir les studios aka

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L’armoire de Zbigniev

Magdalena Anna Osinska – Pologne – 2010 – 16 mn - marionnettes

Pologne, années 1970. Zbigniev s’intéresse davantage aux objets amassés au marché noir qu’au fait de jouer aux échecs avec son père. Lorsque ce dernier meurt, il se débat pour offrir à son père le cercueil de ses rêves.

Le propos de ce court-métrage est beau et difficile : père et fils peinent à communiquer dans une vie rude, rythmée par les tickets de rationnement, les queues interminables. On baigne doucement dans la pauvreté, le désespoir, la tristesse et il faudra la mort du père pour mesurer l’étendue de l’amour du fils. Pour ne pas sombrer tout à fait, le film présente de grandes qualités esthétiques : une animation fluide de marionnettes en bois aux couleurs chaudes, et des décors extérieurs très réussis.

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Big bang big boom

BLU – Italie – 2010 – 10 mn – Peinture sur mur

Une vision de l'évolution et de ses possibles conséquences, du big bang au big boom. Voici un très beau film, très créatif, où une forme en appelle sans cesse une autre. Le réalisateur, grapheur italien, a choisi d’animer ses graffitis sur murs, sols, usines, etc. Avec beaucoup de rythme, le dessin et la peinture donnent vie au décor urbain. En moins de 10 minutes, sans dialogue ni commentaire, il nous propose sa version « non-scientifique » de l’évolution et de ses conséquences. Étonnant !

Mieux que les mots, les images : vous pouvez voir le film (et quelques autres) sur le site de l’artiste

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Chroniques de la poisse

Osman Cerfon – France – 2010 – 7 mn – ordinateur 2D

La Poisse est un homme à tête de poisson. De sa bouche s'échappent des bulles qui portent malheur. Lorsque l’une d’elle s’abat sur un personnage, le sort s’acharne... Parmi les victimes de La Poisse, pêle-mêle un avion, un ours, des scouts, il y en a pour tout le monde ! Bravo ! Le film repose sur une idée toute simple et pourtant d’une grande originalité. C’est très drôle, pour ne pas dire d’un cynisme jubilatoire. Osman Cerfon ose le politiquement incorrect et ça fait du bien. L’animation est très réussie, et on attend avec impatience de nouvelles chroniques.

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Clean carousel

Andreas Bodker - Danemark – 2010 – 3 mn – ordinateur 2D

Un travailleur, ne ménageant pas sa peine pour présenter aux enfants un manège étincelant de propreté, doit lutter contre la nature. En effet, les oiseaux ont une fâcheuse tendance à se laisser aller sur le manège rutilant…

Film très court, à peine plus de deux minutes, mais d’une redoutable efficacité. L’important n’est pas tant dans la qualité de l’animation que dans ce que le réalisateur ose avec les enfants lorsqu’ils vont s’emparer du manège. L’animation a ceci de formidable qu’elle peut tout se permettre. Un film pour amateurs d’humour noir, avec un soupçon d’amoralité !

Trailer

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Capitaine Hu

Basil Vogt – Suisse – 2011 – 9 mn – dessin sur pellicule

Après une tempête, le capitaine Hu et son navire s'échouent dans les Alpes. Un berger trouve comment utiliser l'armement du navire de haute mer.

Créativité quand tu nous tiens ! Ici, le réalisateur suisse, Basil Vogt, a utilisé la technique du dessin sur pellicule. Sans dialogue ni commentaire, il nous montre que d’un bateau échoué dans les Alpes à la création d’un télésiège, il n’y a qu’un trait… Le dessin est basique, il n’est pas sans rappeler La linea, mais le film, grâce à son scénario et à la magie de l’animation, emporte notre adhésion. Très joli travail !

Trailer

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La détente

Pierre Ducos, Bertrand Bey – France – 2010 – 9 mn – ordinateur 3D

Au fond d'une tranchée de la Première Guerre mondiale, un soldat tente de fuir la réalité en imaginant que la guerre est une énorme fête foraine, où les projectiles meurtriers se transforment en fleurs, balles et autres bonbons colorés.

La force de ce film tient dans l’intelligence de sa construction. Il commence par de la prise de vue réelle puis laisse place à l’animation, terre de rêve et de jeu, et s’achève avec une nouvelle séquence filmée. L’animation ronde, basique et colorée renforce le contraste avec la réalité grise et âpre. La scène finale, coupée au moment où le héros a un pistolet braqué sur la tête, laisse au spectateur tout le loisir de goûter aux différents sens du mot « détente ».

Pour en savoir plus sur le studio Kawanimation

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Journey to Cape Verde

José Miguel Ribeiro – Portugal – 2010 – 18 mn – dessin sur papier

Prenez une randonnée de deux mois au Cap-Vert sans programme prédéfini, saupoudrez du strict nécessaire dans un sac à dos, incorporez le tout à une palette d’aquarelliste, et vous obtiendrez un beau carnet de voyage animé. L’illustration très stylisée se marie à merveille avec la découverte du pays par un personnage en ombre chinoise. Les raccords entre les différents plans associent poésie et fluidité : une main ou un pied en gros plan devient montagne dans le plan suivant, élargi au paysage. Le film est émaillé de dessins et d’aquarelles « fixes » qui mettent en valeur un paysage ou une atmosphère à la manière d’un album photo feuilleté au fil du voyage. Une réussite esthétique !

Trailer

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Luminaris

Juan Pablo Zaramella – Argentine – 2011 – 6 mn – animation d’objets

Dans un monde contrôlé et minuté par la lumière, un homme ordinaire a un plan pour s’évader de cette vie aliénante. En dehors du propos traité avec humour et des trouvailles inventives et poétiques pour caractériser ce monde parallèle (les ampoules sont fabriquées en mâchant et soufflant des billes de verre, par exemple), l’intérêt de ce film réside dans le type d’animation choisi, la pixilation. Cette technique consiste à photographier des acteurs et à faire défiler les images une par une, segmentant outrageusement les mouvements des personnages. Ce procédé était utilisé dans le film Voisins de Norman McLaren, qui fait aujourd’hui figure de référence.

Site du réalisateur

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palais des festivals

Millhaven

Bartek Kulas – Pologne – 2010 – 7 mn – ordinateur 2D

Loretta, une adolescente, est particulièrement consciente du fait que tout est mortel. Sera-t-elle capable d'exécuter la "danse" de la vie ?

Ce film a quelque chose d’un ovni. L’animation est moyenne, le texte chanté en polonais sous-titré en anglais est difficile à suivre, mais le film a un pouvoir d’attraction étonnant. Le pouvoir de la mort ? Passablement déjanté et torturé, il n’en est pas moins excellent. La mort est incarnée par une jeune fille aux cheveux longs, qui en chanson, à coups de lalala, nous entraîne dans les bas-fonds de la vie. Une expérience…

Voir le film

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Paths of hate

Damian Nenow – Pologne – 2010 – 11 mn – ordinateur 3D

Deux avions ennemis se livrent une bataille acharnée qui dévoile la puissance de la folie meurtrière et des démons qui sommeillent dans l'âme humaine. Le ballet aérien qui ouvre le film est une scène au rendu magnifique. Sa rapidité, saisissante, nous propulse dans l’univers du jeu vidéo et nous capte instantanément. Le trait précis et incisif se rapproche de certaines bandes dessinées. L’univers chromatique est très travaillé, avec une évolution des couleurs, qui passent du pastel au sépia puis au rouge sang qui finalement remplit l’écran. Le plus étonnant dans ce récit de violence, de destruction et de mort : c’est beau !

Images et trailer

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Pixels

Patrick Jean – France – 2009 – 2 mn30s – Vues réelles, ordinateur 2D/3D

L'invasion de New-York par des créatures 8 bits qui pixellisent tout sur leur passage. Ce très court film est tout à fait impressionnant : originalité du scénario et surtout qualité de la réalisation. Le graphisme, tout en pixels, est très réussi et se mêle parfaitement aux prises de vue de New-York. Le film fait référence à de nombreux jeux qui ont fait les belles heures des années 80 : Pac Man, Donkey Kong, Tétris,… Ce court rappellera beaucoup de bons souvenirs aux amateurs de jeux vidéo.

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Something left, something taken

Max Porter, Ru Kuwahata – Etats-Unis – 2010 – 11 mn - marionettes

Un couple en vacances rencontre un homme qu'il prend pour le tueur du Zodiaque. Ce film ne manque pas d’intérêt. En premier lieu, le choix de l’animation, mélange d’objets découpés, de marionnettes, de prises de vues réelles en font un objet original et créatif. Ensuite le film est dédié à un autre : Zodiac. Le court métrage d’animation est ici un moyen de se réapproprier le long auquel il fait largement référence. La démarche est très intéressante, et l’on se prend à rêver d’une projection qui associerait les deux films. Ne manquez pas le making of , passionnant, dans lequel Max et Ru dévoilent la création du film.

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Switez, la Cité perdue

Kamil Polak – Pologne – 2010 – 21 mn – Ordinateur 3D

Un voyageur découvre par hasard une ville médiévale fantôme au fond d'un lac perdu. Basé sur un poème du XIXe siècle de l’écrivain polonais Adam Mickiewicz, le film est un mélange de peintures à l’huile retravaillées avec des images de synthèse. Rien n’est laissé au hasard : les textures et couleurs sont chatoyantes, les cadrages et mouvements de caméra magnifiques et parfois audacieux. Les scènes de bataille sont saisissantes, les personnages stylisés aux visages d’icônes orthodoxes donnent une véritable identité à la cité engloutie, et la très belle musique d’inspiration religieuse porte le tout avec force et élégance. Une première œuvre complète qui marie avec finesse littérature, peinture, musique et animation !

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Séances spéciales

Work in progress : la mécanique du cœur

equipe mecanique du coeur

Le principe du work in progress est de présenter un film en cours de réalisation, voire en court de financement. Ces séances permettent de voir la genèse d’un film, de découvrir les premiers croquis, de visionner des extraits. La mécanique du cœur est un film français co-réalisé par Mathias Malzieu et Stéphane Berla. A l’origine du projet, un album de Dionysos (Mathias Malzieu en est le compositeur interprète), décliné en roman et maintenant adapté pour le cinéma. Côté voix, on retrouve les interprètes de l’album (Dionysos, Olivia Ruiz, Emily Loizeau, Arthur H, Grand corps malade,…). L’animation, elle, est confiée à la fée 3D.

Souhaitons que la magie opère car le film est très attendu. Le charisme de Mathias Malzieu n’y est sans doute pas étranger. Les premières images sont très convaincantes, opération séduction réussie ! Armons-nous de patience jusqu’à la sortie du film, prévue en octobre 2012.

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Travelling : 70 ans d’animation à l’ONF

L’Office National du Film du Canada a 70 ans. C’est, malgré son âge mûr, un laboratoire formidablement dynamique, ouvert sur la création cinématographique. Pour fêter dignement son anniversaire, le festival d’Annecy lui rend hommage en présentant une rétrospective de onze films primés au fil du temps. Si l’ONF produit souvent des films plutôt comiques, la présente sélection est plus sage, sans pour autant perdre son grain de folie salvateur. Zoom sur cinq des perles projetées, toutes visibles sur le site de l’ONF, très complet :

Syncromy , Norman Mc Laren, 1971, 8 mn
ou la traduction de la musique en images
Découvrir les films de McLaren

Le mariage du hibou : une légende eskimo , Caroline Leaf, 1974, 8 mn
ou la découverte de l’animation de sable sur une plaque de verre
Pour visionner des films
Article sur l’œuvre de Caroline Leaf

La fin du monde en 4 saisons , Paul Driessen, 1995, 13 mn
ou l’art de spliter un écran au rythme des saisons sur fond de Vivaldi
Interview de Paul Driessen
Voir le film
Pour visionner des films

When the day breaks , Wendy Tilby, Amanda Forbis, 1999, 10 mn
ou les rencontres éternellement manquées
Pour voir le film

Le chapeau , Michèle Cournoyer, 1999, 7 mn
ou l’art d’aborder le difficile sujet de l’inceste
Pour voir le film

Ryan , Chris Landreth, 2004, 14 mn
ou un hommage au génial animateur canadien Ryan Larkin
Pour visionner des films de Larkin
Article sur Larkin

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Travelling : Vinton-imation

Le festival d’Annecy rend hommage aux grands animateurs, pas toujours bien connus du grand public. Will Vinton, pionnier de l’animation en pâte à modeler, est de ceux-là. Il n’a eu de cesse, tout au long de sa carrière, de perfectionner sa technique et il est aujourd’hui un réalisateur incontournable de la culture américaine.

3 films donnent un bon aperçu de son talent :
Closed mondays , ou la virée d’un homme alcoolisé dans un musée
Pour voir le film

The great cognito , où l’on découvre un chansonnier qui change de visage à une vitesse impressionnante
Pour voir le film (en VO)

The creation , ou la main de Dieu pour créer la Terre, les paysages, les animaux puis les hommes.
Un formidable travail de patience à découvrir sur son site (en anglais)

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Voir aussi

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