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Annecy, en court, en long et en travers

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  • 28-07-2017
  • Cinéma d'animation

Nos chouchous du festival international du film d’Annecy !

Annecy en fête

Dates à retenir
Rendez-vous l'année prochaine, du 11 au 16 juin 2018 !

En attendant, ne manquez pas la fête du cinéma d'animation, au mois d'octobre. Toute structure culturelle peut y participer ! Modalités et inscription

Sans oublier la formation « Faites de l’animation » organisée à la Médiathèque départementale le 12 octobre 2017. Inscrivez-vous vite !

Cette année le soleil a brillé de mille feux sur les festivaliers. Quel meilleur endroit que les salles obscures pour se mettre à l’abri des chaleurs caniculaires ?

Professionnels de l’animation, médiateurs, amateurs et curieux ont pu se régaler.

Au menu : la sélection officielle et son lot de compétitions (longs métrages, courts métrages, films TV, films de commande, films de fin d’études), de nombreux programmes spéciaux (avec par exemple à l’honneur la Chine, l’animation érotique) des projections en plein air sur écran géant, des expositions et d’autres surprises ! Bien trop pour tout voir malgré une présence plus qu’assidue dans les salles.

A noter, pour les professionnels des bibliothèques, la possibilité de suivre une formation dédiée au cinéma d’animation pendant le festival, organisée par Images en bibliothèques.

Après une semaine de visionnage intensif, les bibliothécaires de la MD77 vous proposent un florilège subjectif du meilleur d’Annecy 2017.

Nos chouchous en court, en long et en travelling

Longs-métrages


La Baron de Crac

Karel Zeman - République tchèque - 1961 - 1h23mn - Vues réelles, Éléments découpés

En posant le pied sur la lune, le cosmonaute Toník va de surprises en surprises. Il ne s’attendait pas à rencontrer ses illustres prédécesseurs Impey Barbicane, Cyrano de Bergerac et le Baron de Crac. Croyant avoir affaire à un autochtone, le Baron décide de l’emmener sur Terre pour lui faire découvrir la vie et les beautés des civilisations terrestres. Ils atterrissent à Constantinople où ils délivrent la belle Bianca, prisonnière du sultan et secrètement éprise de Toník. Le trio échappe au tyrannique souverain. Furieux, celui-ci se lance à leur poursuite. Les compères enchaînent les aventures et les rencontres pittoresques.

Bienvenue dans la poésie tchèque avec le réalisateur Karel Zeman qui mêle acteurs réels à des décors peints et animés manuellement. Cette technique est parfaitement adaptée aux histoires du célèbre Baron de Münchhausen, avec tous leurs éléments fantastiques, oniriques et poétiques. Le Baron de Crac occupe une place à part dans le cinéma d’animation, et il est bon de le (re)découvrir tant il est magique et inventif, tout en étant doté d’un bel humour. En plus d’être un hommage vibrant à Méliès, il peut également être vu comme une annonce de la carrière de Terry Gilliam, autant formellement qu’intellectuellement. Un plaisant retour aux sources !

NB : les éditions Malavida ressucitent trois films du magicien tchèque : Voyage dans la préhistoire, Le Baron de Crac (pièces maîtresses de la relation Karel Zeman / Jules Verne) et L’Arche de monsieur Servadac (moment d’émerveillement cinématographique)

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Ethel et Ernest

Roger Mainwood - Royaume-Uni, Luxembourg - 2016 - 1h34mn - Ordinateur 2D

L'histoire vraie des parents de Raymond Briggs, Ethel et Ernest, deux Londoniens ordinaires qui tombent amoureux sur fond de changement social immense au milieu du 20e siècle, vivant la Grande Dépression, la Deuxième Guerre mondiale, l'austérité d'après-guerre et le bouleversement culturel. Quarante ans de changements, un amour tenace.

L’illustrateur Raymond Briggs a publié en 1998 une bande dessinée (éditions Grasset) dans laquelle il livre avec beaucoup de tendresse, d’émotion et d’humour la vie de ses parents. Sur fond d’amour indéfectible ils ont traversé le 20e siècle, et permis à l’auteur d’être ce qu’il est aujourd’hui. La bande dessinée et maintenant ce film réalisé par Roger Mainwood, sonnent donc comme un hommage à ce couple uni malgré les outrages du temps et des pensées politiques bien différentes. La mère, bienveillante et conformiste, et le père, militant et engagé, sont livrés au spectateur sans fard, avec leurs qualités et leurs défauts et sont terriblement attachants.
Le dessin et l’animation 2D confèrent au film une ambiance désuète qui colle parfaitement avec la période à laquelle se passent les faits et colle très bien aussi avec ses personnages, la maman de Raymond Briggs en particulier, très « victorienne ».
Pour adultes et pour enfants...

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Le Grand Méchant Renard et autres contes

Benjamin Renner, Patrick Imbert - France - 2016 - 1h19mn - Ordinateur 2D

Ceux qui pensent que la campagne est un lieu calme et paisible se trompent. On y trouve des animaux particulièrement agités, dont un renard complexé ne sachant pas chasser les poules qui décide de voler des œufs et attendre leur éclosion pour pouvoir les dévorer. A ceci près qu’il va se faire déstabiliser par ces drôles de poussins... Ajoutons encore à ce tableau une cigogne qui abandonne sa mission, un lapin gentiment crétin, un cochon réfléchi, des poules fortes en caractère, un père Noël qui a besoin d’aide et nous avons là quelques éléments constitutifs de ce film en 3 tableaux !

Le festival est un lieu de découvertes et qui dit découverte dit aussi avant-première. Ce film familial était attendu et c’est assurément l’un des meilleurs films de cette édition. Benjamin Renner et Patrick Imbert ont travaillé ensemble sur l’excellente adaptation sur grand écran d’Ernest et Célestine. Ils adaptent ici sa bande dessinée Le grand méchant renard (éditions Delcourt), on n’est jamais mieux servi que par soi-même. C’est donc une banalité de dire qu’on y retrouve le même univers, la même esthétique.
En revanche ce qui est moins banal est la façon qu’il a trouvé de relier 3 histoires qui n’ont a priori rien en commun. L’idée du spectacle est toute simple mais très efficace et les animaux-personnages mis sur le devant de la scène, qui nous interpellent, nous embarquent par la même dans leurs aventures. Situations cocaces et cartoonesques s’enchaînent tambour battant, les zygomatiques des spectateurs n’y trouveront guère de répit. Et ce bijou d’humour fonctionne avec les petits et les grands !

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Loving Vincent / La Passion Van Gogh

Dorota Kobiela, Hugh Welchman - Pologne, Royaume-Uni - 2017 - 1h34mn - Peinture à l’huile

Ce film raconte les derniers jours de Vincent Van Gogh à travers son œuvre peinte, et fait de sa mort le sujet d’une enquête passionnante. Armand Roulin, le fils du facteur d’Arles grand ami de Van Gogh, se rend à Auvers-sur-Oise pour remettre à Théo la dernière lettre écrite par son frère avant qu’il ne se donne la mort. Ce retour sur les lieux un an après le drame est l’occasion d’une enquête policière doublée d’un véritable plaisir pour les yeux. Paysages et personnages sont issus de tableaux de Van Gogh qui prennent vie à l’écran, soit 120 toiles animées à reconnaitre tout au long du film !

C’est le premier long-métrage de ce genre jamais réalisé jusqu’à présent. En se plongeant dans l’œuvre et la correspondance du peintre, l’idée du film a germé pour illustrer cette phrase de l’artiste : « La vérité, c'est que l'on ne peut parler de soi autrement que par nos peintures ». Pour aboutir à ce résultat époustouflant, le film a été entièrement joué par des acteurs avant d’être projeté image par image sur de grandes toiles que peignaient 70 artistes à la manière du maître, rassemblées ensuite en un film envoûtant. Chapeau bas pour l’équipe qui a travaillé dur pendant 7 ans !

Sortie du film dans les salles françaises : 11 octobre

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Téhéran Tabou

Ali Soozandeh - Allemagne - 2017 - 1h36mn - Rotoscopie

Téhéran : une société schizophrène dans laquelle le sexe, la corruption, la prostitution et la drogue coexistent avec les interdits religieux. Dans cette métropole grouillante, trois femmes de caractère et un jeune musicien tentent de s'émanciper en brisant les tabous.

L’animation permet au réalisateur de dénoncer les nombreuses hypocrisies de la morale iranienne : un tel film ne pourrait être tourné sans encombre dans ce pays. C’est donc un objet atypique, mouvant et presque onirique que ce premier film choral d’Ali Soozandeh. L’intelligence du film réside dans le fait de montrer l’absurdité de la vie de certaines femmes prisonnières de cette société patriarcale obéissant à des logiques malsaines, mais pas seulement : tous, hommes comme femmes, sont soumis à ces contraintes infernales les entrainant malgré eux dans une spirale infernale qui mène au drame. Un film enrageant, nécessaire… et un peu décourageant !

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Zombillénium

Arthur De Pins, Alexis Ducord - Belgique, France - 2017 - 1h20mn - Ordinateur 3D

Personne ne le sait, mais Zombillénium est un parc d'attractions peuplé de vrais monstres. Pour éviter qu'Hector, un humain, ne révèle la véritable identité de ses employés, le vampire directeur du parc doit l'embaucher. Afin de revoir sa fille, Hector fera tout pour échapper à ses collègues zombies, loups-garous et vampires. Ce père désespéré deviendra-t-il l'attraction phare de Zombillénium ?

Voici le film adapté de la bande dessinée d’Arthur de Pins, génial inventeur de la Révolution des crabes également décliné en film d’animation. La BD Zombillénium a connu le succès, il en sera de même avec le film : animation léchée, personnages aux rôles bien déterminés, humour, imagination, bonne bande son : tout est là pour emporter les foules. Le film fonctionne bien et est agréable à voir pour des jeunes - et des moins jeunes ! - sans pour autant marquer durablement les esprits. Un bon moment à partager en famille !
Sortie en salles : 18 octobre 2017

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Courts-métrages

After all

Michael Cusack - Australie - 2016 - 13mn - Marionnettes

Après tout... Il ne reste plus que des souvenirs. Un homme vide la maison de sa mère récemment décédée.

Ce court-métrage met en scène des marionnettes confrontées à une situation à laquelle le spectateur peut aisément s’identifier, tout en créant une distance salvatrice. Ce moment particulier où on trie les affaires du défunt, moment terriblement concret qui convoque les souvenirs et rend l’absence si concrète. Cet homme, seul dans l’appartement, reprend des conversations avec sa mère, parfois tendues, parfois ironiques, et finalement tendres. Le film peint ainsi en creux les relations difficiles entre une mère au fort caractère et son fils, qui s’aiment malgré leurs différends. Un beau film poignant et sobre qui focalise l’attention sur le sujet grâce à des décors volontairement épurés.

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Corp

Pablo Polledri - Argentine - 2016 - 9mn - Ordinateur 2D

L'ambition, l'exploitation du travail, la pollution de l'environnement, la dégradation humaine, la valeur ajoutée, la corruption et bien d'autres choses encore peuvent être trouvées dans le monde extraordinaire du marché libre !

Ce film est une leçon d’économie mondiale et de ses dérives en 9 min. L’animation, basique, laisse apparaître progressivement l’organigramme de la vie d’une entreprise, de l’idée qui lui fait voir le jour, à sa croissance, jusqu’à en devenir un monstre incontrôlable, avec ce besoin de plus en plus impérieux de gagner de l’argent sans passer par le travail. Sans dialogue ni commentaire, ces quelques images au final effrayantes ont ceci de commun avec le marché qu’elles n’ont pas de frontière…

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Inhibitum

L’atelier collectif - Belgique - 2016 - 8mn12 - Techniques diverses

Au 20e siècle, cinq inventions ont été écartées ou ne se sont pas généralisées : le bas nylon résistant, l'Aérotrain, la "safe cigarette", le moteur à eau et la biorésonance. Nous l'avons échappé belle ?!

L’Atelier Collectif est un lieu de formation à l’animation qui rassemble des non-professionnels autour de projets de court métrage d’animation en équipe. Toutes les décisions sont prises en commun depuis le scénario jusqu’à la sonorisation. Inhibitum est le dix-septième projet de l'Atelier Collectif. Humour noir et textes faussement ingénus nous expliquent ici pourquoi nous avons « échappé » à ces inventions, du projet d’aérotrain stoppé par Valéry Giscard d’Estaing au moteur à eau en passant par la cigarette sans ammoniaque. Bien sûr, si ces projets n’ont pas abouti ou ont été abandonnés, cela n’a aucun rapport avec des conflits d’intérêt ou des pressions de lobbys et de multinationales…


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J’aime les filles

Diane Obomsawin - Canada - 2016 - 8mn - Ordinateur 2D

Charlotte, Mathilde, Marie et Diane racontent avec franchise et candeur leurs premières histoires d'amour. Pour chacune d'entre elles, le moment de l'éveil sexuel a rejoint une prise de conscience identitaire : la découverte du désir homosexuel !

Quatre femmes témoignent avec humour sur leur première fois et la découverte de leur homosexualité dans des situations très différentes. Malgré la thématique ouvertement homosexuelle, on se reconnait tous dans la confusion des sentiments des premiers émois. Le dessin enfantin, la transposition des personnages en animaux, la voix off qui commente tout le film donne une note légère, crue, touchante et humoristique (l’accent québecois y est sans doute pour beaucoup !) Un joli film plein de douceur qui rend hommage à la chanson de Dutronc et qu’on peut retrouver en bande dessinée pour prolonger le plaisir avec six autres témoignages !

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Manivald

Chintis Lundgren - Canada, Croatie, Estonie - 2017 - 13mn - Dessin sur papier

Manivald vit toujours dans la maison de sa mère retraitée. La veille de son 33e anniversaire, un jeune loup sexy vient réparer leur machine à laver. Un triangle amoureux se forme et les choses dégénèrent.

Chintis Lundgren est une auteure estonienne indépendante. Elle crée des films dessinés à la main depuis 2008 et possède son propre studio d’animation depuis 2011. L’histoire de Manival est une tragi-comédie, il découvre le même jour l’amour physique et la plus haute trahison. Le dessin est minimaliste mais redoutable d’efficacité.


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Negative Space

Max Porter, Ru Kuwahata - France - 2017 - 5mn - Animation d'objets, Marionnettes

Toujours en déplacement professionnel, le père de Sam n’est quasiment jamais à la maison. Mais un lien très fort les unit : il a appris à son fils comment faire une valise efficacement.

Encore un film qui traite de la relation difficile d’un fils avec son père : le lien qui les unit est inhabituel mais après tout, tous les motifs de rapprochement sont bons à prendre ! Le film utilise toutes les possibilités offertes par l’animation en stop motion : le contenu de la valise prend vie et se métamorphose en océan plein de vie. La chute, précédée par la mort et l’enterrement du père, est elle aussi inhabituelle et délicieusement ironique. Si on peut prendre autant de plaisir en cinq minutes chrono, pourquoi passer à côté ?

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Radio Dolores

Katariina Lillqvist - Finlande - 2016 - 18mn - Marionnettes

En 1936, les cordonniers d'une ville industrielle finlandaise contribuent à l'aide humanitaire en envoyant des chaussures en Espagne. Le jeune Arvo veut faire plus que ça : il rejoint la Brigade internationale en tant que bénévole et disparaît.

Le festival d’Annecy est cosmopolite et international et ce joli film finlandais en est une preuve parmi beaucoup d’autres. Arvo disparu, c’est le narrateur du film qui se rendra sur ses pas et tâchera de comprendre ce qu’il est devenu. L’animation de marionnettes n’est pas chose aisée mais il en ressort ici un très beau film, fort en émotion, techniquement et esthétiquement très abouti.

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When time moves faster

Anna Vasof - Autriche, Canada - 2016 - 6mn32 - Ordinateur 2D, Techniques diverses

Succession d’expérimentations techniques et visuelles, parfois déroutantes, souvent surprenantes, rendues possibles et visibles grâce au cinéma.

Le film d’animation expérimental n’est pas toujours facile à appréhender… Et certaines expérimentations peuvent dérouter, rebuter, c’est le cas ici avec le début de ce film. Et pourtant la persévérance se trouve finalement récompensée. Le film d’Anna Vasof donne à voir la mise en place de l’expérimentation, son installation et les images produites prennent alors un tout autre sens, éclairé par une démarche artistique.
Anna Vasof est architecte et artiste transmedia, elle réalise des installations et se dit inspirée par le précinéma, questionne la persistance rétinienne. Elle utilise pour ses expérimentations cinématographiques des objets du quotidien, chaussures, jouets, marteau, photos, bois, etc A ne pas manquer, Travel to the window, qui voit un personnage animé grâce à un jeu de rideaux.

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Réalité virtuelle


Focus sur Arden’s wake : prologue

Eugene Chung, Jimmy Maidens - Etats-Unis - 2017 - 12mn - Effets spéciaux, Ordinateur 3D

Depuis 2016, le Festival d’Annecy propose des séances de Réalité virtuelle dans sa programmation. Chaque jour, deux nouveaux films n’excédant pas 15 minutes sont « projetés » à l’aide de casques de réalité virtuelle couplés à des écouteurs pour isoler le spectateur du reste du monde. Il existe en réalité virtuelle deux types de films : ceux qui racontent une histoire à laquelle on assiste en ayant la liberté de regarder où on veut, et ceux qui, par le biais de manettes, permettent une participation (encore balbutiante) à l’action en train de se dérouler. Dans cette dernière catégorie figure le film Asteroids ! d’Eric Darnell, tandis que Dear Angelica de Saschka Unseld, Son of Jaguar de Jorge Gutiérrez et Arden’s Wake : prologue appartiennent à la première catégorie.

Ce dernier est un (début de) film merveilleusement prometteur. Le pitch : nous sommes au fond de la mer et assistons à un naufrage en surface : une femme et son enfant sombrent et l’homme qui tente de les sauver ne parvient à secourir que l’enfant. Nous perçons ensuite la surface de l’eau et découvrons une maison isolée sur pilotis au milieu de l’océan, celle du père et de sa fille devenue adolescente. Inventeur d’un sous-marin maison, l’homme effectue une plongée en scaphandre qui tourne mal et sa fille met le sous-marin à l’eau pour le rejoindre. En s’enfonçant dans les profondeurs de la mer, on s’aperçoit que la maison est construite sur une ville engloutie habitée par un monstre marin. Et c’est déjà fini !

La frustration est extrême mais le voyage tellement impressionnant qu’on ne peut qu’être transporté par ce début fascinant. Contrairement à un film réalisé selon les moyens habituels, ce genre de film oblige les concepteurs à prévoir tous les points de vue imaginables : au cinéma le spectateur regarde ce qu’on a prévu de lui montrer selon l’angle préalablement choisi par le réalisateur. En réalité virtuelle, le « spectateur » peut choisir d’observer le ciel, les profondeurs de l’océan ou le paysage derrière lui pendant que l’action se déroule devant. Il peut également se déplacer à sa guise dans le film pour découvrir ce qui se cache derrière un élément du décor. La surprise est également totale lorsqu’un personnage surgit derrière lui. Après avoir vécu une telle expérience, on sent bien qu’une révolution est en marche et que le cinéma tel qu’on le connaissait jusqu’à présent en sera durablement modifié. Vivement la suite et d’autres films utilisant cette technique fabuleuse !

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Sélection transgressive

Les films qui suivent sont issus de deux sélections, le Spike and Mike’s Sick and Twisted Animation Program, le rendez-vous à Annecy des amateurs de films décalés et transgressifs, et le WTF programme, dans le cadre des Midnight specials, sélection également haute en couleur et destinée à un public averti.

Vous pourrez notamment retrouver le très perturbant Hi Stranger et sa jeune créature lascive en pâte à modeler ; la cultissime scène de La Belle et le Clochard revisitée dans How to Have a Romantic Date ; la balade déconcertante d’un homme et son chien dans Walking the Dog ; le drame familial sanglant d’ Hi, It’s Your Mother, ou encore l’interview peu banale entre deux zombies et un journaliste dans Less Than Human.

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12 days of elves 1-15

Jan Stebbins - États-Unis - 2015 - 3 mn - Ordinateur 2D

Les tribulations d’une bande de lutins dépravés et lubriques. Autant dire que dans cet enchaînement de saynètes nous ne retiendrons pas les qualités graphiques ou techniques de l’animation…

Ces lutins vivent dans un monde où tout est permis, pas de limite au mauvais goût et à la provocation alors soit on aime et on rigole bien, soit on déteste.

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Eye love you

Nikiel Suchit - États-Unis - 2016 - 3mn25 - Ordinateur 2D

Rien, ils ne respectent rien, pas même les enfants ! Ah non, vraiment, les cyclopes ne sont pas des gens fréquentables !

Impossible de résumer le film sans le déflorer, c’est simplement trash et… jubilatoire ? Mais pour vous faire une idée il faudra patienter, pas d’images disponibles pour l’instant...

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Frog

Christopher Conforti - États-Unis - 2004 - 4mn32 - Dessin sur papier

Les déboires d’une grenouille à la recherche d’eau par un beau jour d’été.

Il pleut il mouille c’est la fête à la grenouille ! Oui, mais par temps très sec, cette vie peut rapidement devenir un enfer. Les mésaventures de cette grenouille sont croacasses et inspirées au réalisateur par un été de grande chaleur en Floride pendant ses études…

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Guard dog

Bill Plympton - États-Unis - 2004 - 4mn38 - Dessin sur papier

Une petite promenade au parc avec son chien peut prendre une tournure violente lorsque la bestiole devient ultraparanoïaque.

De festivals en compilations ce film se voit et revoit avec plaisir. Le chien est le meilleur ami de l’homme, c’est bien connu et il est prêt à tout pour protéger son maître. Mais quand ça tourne à la paranoïa, mieux vaut ne pas croiser son chemin ! Ce film fait partie des classiques de Bill Plympton, réalisateur bien connu dans le monde de l’animation pour sa réalisation de films indépendants et joyeusement provocateurs. Le trait de son dessin est devenu une signature.

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How to have a romantic date

Joost Lieuwma - Pays-Bas - 2016 - 20 secondes - Ordinateur 2D

Un homme et une femme ont un rendez-vous amoureux.

Souvent inspiré par le cinéma (Superman, James Bond,…), Joost Lieuwma réalise de nombreux cartoons qui durent moins d’une minute. Les 20 secondes que dure ce film évoquent d’abord La belle et le clochard…

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Scavengers

Charles Huettner, Joseph Bennett - États-Unis - 2016 - 7mn55 - Ordinateur 2D

Tout contact a été rompu avec l’équipage de la mission Vesta 1 envoyée sur la planète Vesta Minor pour y établir un campement humain.

Ce film vaut pour la formidable puissance imaginative qu’il dégage : un univers entier est recréé avec une foule de détails. Sans aucun dialogue, les héros isolés enchainent des actes incompréhensibles pour obtenir quelques secondes de réalité virtuelle dans les rues de New York.

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Steven goes to the park

Claudia Cortés Espejo - Belgique - 2016 - 5mn43 - Ordinateur 2D

Steven traverse un moment difficile dans sa vie, jusqu'au jour où il décide de se confronter à la source de ses problèmes : son créateur.

Histoire belge qui n’est pas sans rappeler Chroniques de la poisse, de Osman Cerfon. Dommage, on ne trouve qu’un mauvais teaser sur internet de ce film de fin d’études plein de promesses !

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