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Rencontre avec Alain Cavalier, filmeur

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  • 08-01-2010
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La rencontre avec Alain Cavalier ou le vol d’étourneaux.


Alain Cavalier (illustration)

Dimanche 15 novembre 2009 à 15h, nous étions prêts à accueillir le public venu nombreux. Alain Cavalier avait vérifié avec soin le format de l’image, la luminosité, le son : tout le monde pouvait s’installer. Le Président de l’agglomération de Marne et Gondoire ainsi que le Président du Conseil général avaient fait leurs discours d’introduction, insistant sur le plaisir qu’ils avaient chacun d’accueillir Alain. Ce dernier avait lui aussi introduit les deux films. La séance commençait.

Pendant ce temps, du côté des coulisses, une autre histoire se déroula. Alain Cavalier, comme de nombreux réalisateurs, ne souhaita pas rester dans la salle pendant la projection, préférant ressurgir, frais et prêt à l’écoute, au bon moment, pour les questions du public. Il avait envie de découvrir le Parc Culturel de Rentilly. Pendant le premier film, le plus long, il s’installa à l’Orangerie, la bibliothèque, feuilletant avec une réelle curiosité certains livres d’art, s’amusant à deviner quelle serait la première et la dernière œuvre d’art représentée dans un livre qui survolait 30000 ans d’histoire, découvrant que la porte bureau de ce lieu était placée comme un écho à celle des sanitaires, que les fenêtres de l’Orangerie étaient comme les aimait Bonnard dans les musées, de très belles choses à regarder.

Pendant le second film, il marcha dans le parc, il avait déjà fait une visite de courtoisie au Séquoia et aux hêtres pourpres, il eut envie de humer la sève des pins quand le bruit des étourneaux attira son attention, il sortit sa fameuse petite caméra et resta là à filmer l’arbre dénudé aux étourneaux. C’était comme un débat qui se disputait au plus haut dans un ciel encore bleu mais qui annonçait déjà le sombre de la nuit qui approche. Puis d’un coup, les étourneaux s’élancèrent, ce fut le silence, une voix d’enfant résonna puis au loin approcha le bruit d’un moteur d’avion, d’un oiseau métallique se sentant comme obligé de prendre la relève. Alain Cavalier avait filmé la séquence : ce début, ce milieu et cette fin presque symbolique. C’était un peu comme s’il avait une nouvelle fois concrétisé ce qu’il avait dit dans ses discussions avec le public. Il avait su être disponible à cet instant fugace : attiré par une image et conduit par des sons. Ce moment enregistré sur une petite cassette allait rejoindre tous ceux déjà existants, qui sait s’il aura sa place un jour dans un film. Il faudra qu’il ait reposé sur des étagères du studio et dans la mémoire d’Alain Cavalier, que cet instant du passé repasse et s’inscrive dans un autre présent, se densifiant, prenant l’épaisseur nécessaire, indispensable qui fera alors sens pour lui. Affaire à suivre !

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Alain Cavalier, pied

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