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Daniel Martinez

Poésie, critique littéraire.



© Clara Billat

La vie

Né en novembre 1958 à Alger, pour des raisons de santé il quitte cette ville qu’il ne reverra jamais après deux mois de vie, est élevé par ses grands parents paternels en métropole jusqu’à ses deux ans. Sa famille s’implante en Tunisie fin 1960, sur l’île de Djerba, d’abord élève dans une mission française, ses années de collège se passeront plus au Nord du pays, à 140 km de la capitale qu’il regagnera pour y être, in fine, lycéen à Tunis. En août 75, avec sa famille il franchit la Méditerranée dans l’autre sens pour s’établir en banlieue parisienne, terminer ses études, trouver un travail (dans la fonction publique, à Paris).

Fondateur de la revue Diérèse (cf. rubrique Revues) et des Éditions Les Deux-Siciles (cf. rubrique Éditeurs).

Une petite partie de ce qu’il écrit dans Diérèse - mais pas seulement, car il est régulièrement publié dans la Revue Alsacienne de littérature - est intégrée à ses livres en gestation. Aussi bien poète que conteur, il est venu tard à l’écriture. Un peu de critique littéraire à son actif, notamment dans le Mensuel littéraire et poétique (Bruxelles), publication aujourd’hui défunte.

Extraits

La vie, en ses plus modestes éléments, paresse à dénombrer de si petites choses perdues dans le Grand Tout. D’abord, une mince lanière bleue contre l’horizon, c’est elle, la mer qui monte, sous une fleur d’or, sur les rochers noirs, cassés, une échine hérissée, parcourue par instants d’argent en fusion (auprès desquels elle pleure, Jane Eyre). Brusque échappée nuageuse dans le fin fond de la stratosphère, mais rien qui puisse m’atteindre directement à cette heure, hors ce lointain écho de l’autre que je fus, qui me regarde à présent intensément, comme si nous n’étions plus qu’un. Entre les battements de la parole et la rançon de l’azur inversé se niche la poésie : sous le filet des nerfs, avec cet air délicieux d’éternité paisible qui rutile sur la route, là-bas.

La croisée des saisons, Éditions du Contentieux, 2013.

On se souvient du monde, de la terre qui nous a portés. Ce ne sont pas que des mots, pour l’exilé que je suis, né en d’autres contrées, là où devait me conduire ma destinée. On se souvient d’abord, peut-être, de ce que l’on n’a pas été… De tout ce qui a tardé à se réaliser, à la frontière du certain et de l’incertain – fluctuante. L’apprentissage de la vie fut des plus rudes, tiraillé entre les idéaux porteurs et les contractions du monde, dans un progressif rétrécissement du diaphragme. Pour découvrir enfin ce qu’en creux il me revenait : croître au plus près de moi, au cœur du réel, notre matière première.

Le temps des yeux, Éditions Le Lavoir Saint-Martin, 2016.

En quelques livres

  • N’être qu’une fois, Éditions du Contentieux, 2001. Poésie.
  • Le Bestiaire de Vénus, Éditions du Petit Véhicule, 2003. Contes poétiques.
  • Libre champ, Éditions du Petit Véhicule, 2005. Contes.
  • Le système de Véga de la lyre, Éditions Le Nerprun solaire, 2005. Poésie.
  • Les mains du songe, Éditions Le Nerprun solaire, 2007. Poésie.
  • Solstice d’été, Éditions du Petit Véhicule, 2007. Conte.
  • Approches, Éditions du Petit Véhicule, 2009. Contes poétiques.
  • Diadème du regard, Éditions Les Deux-Siciles, 2011. Poésie.
  • Terre entière, Éditions Les Deux-Siciles, 2012.Contes tunisiens.
  • La croisée des saisons, Éditions du Contentieux, 2013. Contes.
  • Kakuska, Éditions du Contentieux, 2013. Contes.
  • Véga, Éditions du Contentieux, 2015. Poésie.
  • Le Temps des yeux, Éditions Le Lavoir Saint-Martin, 2016. Poésie.

Propositions d'interventions

Lectures publiques, conférences, ateliers, etc. pour public concerné.